DPC : on arrête le n’importe quoi ?

Épinglé par la Cour des comptes sur le développement personnel continu (DPC), le ministère de la Santé a publié de nouveaux objectifs prioritaires pour la période 2020-2022, censés réduire l’étendue des formations accessibles.

Manque d’encadrement, manque de contrôle, des financements « généreusement distribués ». Dans son rapport sur l’Agence nationale du DPC (ANDPC) daté du 15 avril, la Cour des comptes n’avait pas été tendre. Le 31 juillet, le ministère de la Santé répond en publiant de nouvelles orientations prioritaires de formations pour la période 2020-2022. Elles sont moins nombreuses, et plus précises.
 
La Cour des comptes avait listé ces orientations : elles étaient au nombre de 405. Trop, et trop vague. De plus, « certaines disciplines ou professions ont un cadre très précis, d'autres peuvent faire entrer presque l'ensemble de leurs pratiques dans les orientations telles que formulées », expliquait l’ANDPC elle-même. « Ce cadre ne peut dès lors qu'être inopérant », jugeait la Cour des comptes. « L'agence est, de ce fait, dans l'impossibilité d'évaluer la plus-value du DPC et de son apport à la qualité et à la sécurité des soins, qui, seul, légitime son caractère obligatoire et sa contrepartie à travers son financement par l'assurance-maladie », ajoutait-elle.

Dégraisser le mammouth

Un constat partagé par la ministre de la Santé, qui s’était engagée à publier les résultats d’un « travail de rationalisation » d’ici juillet 2019 dans sa réponse adressée au rapport. La deadline a été respectée, avec la publication d’un arrêté au Journal officiel. Les orientations sont désormais au nombre de 238.
 
Elles se focalisent en priorité sur la prévention, la qualité, la sécurité et la pertinence des soins, la promotion de la bientraitance des usagers, ou encore la coordination dans la prise en charge. Toutes les orientations sont accompagnées de fiches de cadrage « précisant les enjeux, le périmètre d’application et les attendus en termes de programme », peut-on lire dans le texte de l’arrêté. Ces fiches seront disponibles sur le site de l’’ANDPC.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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