© Midjourney x What's up Doc
Le directeur du centre hospitalier de Pontarlier (Doubs), Jean-David Pillot, a été suspendu à titre conservatoire pour quatre mois dans le cadre d'une enquête administrative, a-t-on appris mardi 30 avril auprès de l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté.
En parallèle, le parquet de Besançon a reçu un signalement de l'ARS, saisie par "plusieurs salariés de l'hôpital de Pontarlier faisant état de pressions managériales et de comportements inappropriés". "Nous allons ouvrir une enquête pour déterminer si ces faits sont avérés et pénalement qualifiables", a précisé à l'AFP le procureur de la République, Etienne Manteaux.
Suspendu pendant l’enquête administrative
Le Centre National de Gestion (CNG), autorité investie du pouvoir de nomination des directeurs d'établissements de santé, a pris "à compter du 19 avril (...) une mesure temporaire et conservatoire de suspension d'une durée de quatre mois(...) à l'encontre du directeur du centre hospitalier de Haute-Comté à Pontarlier, dans l'attente des conclusions de l'enquête administrative prochainement diligentée", a indiqué l'ARS, confirmant une information du quotidien régional L'Est Républicain.
L'ARS n'a pas précisé les motifs de l'enquête administrative qui vise le directeur de 62 ans, en poste depuis octobre 2023. Elle affirme suivre "avec attention la situation de l'établissement". Thierry Gamond-Rius, directeur général du CHU de Besançon, a été nommé pour assurer l'intérim pendant cette période et permettre la "continuité du fonctionnement" de l'hôpital de Pontarlier et des établissements qui dépendent de la même direction.
Avec AFP
A voir aussi
Un médecin lillois mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur des patientes
Une femme décède aux urgences d’Aix-Pertuis, après deux heures d'attente dans le camion des pompiers
Le faux infirmier obsédé par les veines des femmes condamné à 5 ans de prison
Reportage : une matinée à la Chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins
AP-HP : l'infirmière licenciée parce qu'elle portait un calot a obtenu gain de cause devant la justice
Un médecin doit verser 800 000 euros à son patient, pour ne pas avoir diagnostiqué son AVC