10 ans du CNG : Top 5 des plus belles bourdes

Joyeux anniversaire !

Le Centre National de Gestion (CNG), établissement public administratif sous tutelle du ministre de la Santé, fête ses dix ans. Créé en 2007, une de ses missions est l’organisation des concours médicaux. Pour le meilleur, et pour le pire !

1. Les étudiants ont voulu tout casser

En 2011, le cru d’externes qui présentait les preuves Classantes Nationales informatisées (ECNi) n’a pas voulu laisser passer l’annulation de leur épreuve de lecture critique d’article (LCA). Le texte était bourré de fautes ! « L'énoncé du sujet contenait plusieurs erreurs », relatait Pierre Leblanc, vice-président de l'Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF) à l'époque, interrogé par Le Figaro. « Les étudiants ont appris pendant l'épreuve qu'elle était annulée pour cette raison ».

À Reims, ça a été la goutte d’eau ! « Quand ils nous ont dit que l'épreuve était annulée, les gens ont commencé à pleurer, à crier. Après, ça a été la colère : des tables ont été cassées et un service d'ordre a dû protéger les membres du jury », selon un étudiant contacté par l’AFP. Fallait pas les chercher…

2. Le bug national des tablettes

Le 7 décembre 2015, le CNG organise un test grandeur nature pour tester ses tablettes et inaugurer quelques mois plus tard les premières épreuves classantes nationales informatisées. La date choisie, 8 279 étudiants ont dû se connecter simultanément dans 34 facultés. Cela a fonctionné parfaitement… quelques minutes ! Les serveurs ont rapidement sauté, les étudiants ne pouvant pas valider leurs réponses.

« Cela a été catastrophique, rien n’a fonctionné (…) un raté monumental », estimait il y a deux ans Sébastien Foucher, ex-président de l’ANEMF, cité par le Quotidien du médecin. Le CNG explique que les serveurs saturent « au-delà de 5 000 étudiants connectés et en cours de composition ».  Fallait être moins nombreux, c’est tout…

3. Le bug national des tablettes, saison 2

Le hashtag #PromoCrashTest devient à la mode. En mars 2016, deuxième test grandeur nature pour les ECN informatisées. Après le bug de décembre, voici le bug de mars ! L’épreuve de lecture critique d’article (LCA) a été suspendue pendant une heure au bout de laquelle, médusés, les externes ont appris qu’elle était annulée.

« Cette épreuve était testée pour la première fois dans les conditions réelles (…). Les nombreux mouvements liés à son extrême technicité (ouverture simultanée des deux sujets, usage de plusieurs onglets, fonction de surlignage...) ont généré une saturation des droits d’accès », d'après un communiqué du CNG. Quand on vous dit que vous abusez du surlignage…

4. Une IRM non anonymisée

L’organisation des premières ECNi a l’année dernière connu son lot d’incertitudes. Comme le rapportait le Quotidien du médecin, la journée du mardi 21 juin 2016 aura été marquée par une petite bourde. Les nom, prénom et date de naissance d'un patient atteint d'un myélome, ainsi que le nom de l'hôpital figuraient sur une des IRM figurant dans un cas clinique.

« Le CNG a confirmé que c'était une erreur. Le conseil scientifique a omis de supprimer l'identité de ce patient », expliquait Rémi Patrice, vice-président de l'ANEMF. Oops.

5. Deux DPC pour le prix d’un !

En 2017, le CNG a bien maitrisé ses tablettes. Pas de bug informatique cette fois ! Les dossiers cliniques progressifs (DCP) sont bien apparus sur les écrans des étudiants, mais peut être un peu trop… Un d’entre eux avait déjà été soumis lors des ECNi tests en 2016 puis en annale en prépa privée. Deux épreuves annulées et reportées. Des étudiants excédés, certains qui se mettent en grève et un nouveau hashtag : #PromoFiasco.

Dans le rapport IGAS/IGAENR, les inspecteurs font état de « dysfonctionnements (…) lors de la phase en amont de la conception des épreuves ». Ils confirment la « responsabilité individuelle d'un expert, clairement mise en cause ». La banque de sujets des ECNi a notamment été vidée pour l’année prochaine, rapporte l’ANEMF. Allez les D4, on garde le moral !

Source: 

Thomas Moysan

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