Démarches administratives : mode d’emploi

Accord de principe du chef de l’équipe d’accueil en poche et promesse(s) de financement acquise(s), voilà déjà une bonne partie du chemin accomplie ! Restent encore les démarches administratives qui nous demandent pugnacité et… courage.

/// Un déroulement en 3 temps

 

1 Inscription auprès du bureau des études médicales postdoctorales de l’université (Lire ci-après) afin d’obtenir une autorisationde stage au titre de fellow (« moniteur »pour les Canadiens), qui sera transmisedirectement au CMQ (Collègedes médecins du Québec).

2 Inscription au CMQ par le biais du RCMC (Registre de compétencesdes médecins du Canada).

3 Obtention du permis de travail auprès de l’ambassade du Canada.

 

Le dossier d’inscription au bureau des études médicales postdoctorales

Variable d’une université à l’autre, il doit comporter au minimum les éléments suivants :

• des lettres de recommandation de PU français ;

• un CV ;

• une lettre de motivation ;

• un relevé complet des stages de votre résidanat ;

• une copie des diplômes de docteur en médecine et de spécialité certifiés conformes ;

• un engagement signé de retour en France à l’issue du stage ;

• les justificatifs de financement du projet.

                      

/// S’inscrire auprès du collège des médecins du Québec

 

Attention, faut suivre ! Les candidats sont contactés par le CMQ et doivent soumettre des documents au RCMC, chargé de les vérifier. Pas de surprise, les documents requis sont classiques : photo, pièce d’identité, diplôme de docteur en médecine, attestation de formation postdoctorale, diplôme d’études spécialisées. Il faut aussi envoyer au CMQ son CV ainsi qu’une lettre de recommandation du doyen de son université d’origine.

 

Une fois le dossier complété et les documents vérifiés à la source, on reçoit une lettre d’acceptation du CMQ, qui permettra de demander un permis de travail.

Enfin, via un compte sur le site du collège, on obtient sa carte de stage (= cotisation annuelle au Conseil de l’Ordre) pour pouvoir prescrire. Victoire !

 

/// Obtenir un permis de travail temporaire

 

Dernière étape d’une longue succession de tracasseries administratives. L’histoire débute avec l’obtention de la lettre d’invitation du CMQ prouvant notre emploi auprès des services d’immigration.

Coup de chance, l’avis des Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) sur le marché du travail n’est pas exigé pour les fellows, ce qui leur simplifie la vie. L’ensemble de la conduite à tenir est expliqué sur le site de l’immigration canadienne (www.cic.gc.ca/francais/) et peut être réalisé en ligne ou par courrier.

 

Malheureusement, aucune nouvelle n'est fournie au sujet de l’état d’avancement de la démarche.

Et ce n’est qu’à réception des documents permettant de se soumettre à l’examen médical et aux examens paracliniques obligatoires que l’on peut respirer.

Attention, il n’existe qu’une quinzaine de médecins et de labos agréés en France. Résultat : les délais pour les rendez-vous peuvent être très longs.

 

Une fois l’Ambassade en possession du dossier, examens inclus, on reçoit un dernier document. Grâce à ce courrier signé de l’Ambassadeur, on peutenfin franchir la douane et obtenir son permis detravail, qui constitue le seul et vrai documentd’immigration requis pour tout citoyen français.

Le visa de résident temporaire n’est, lui, pas demandé.

C'est alors qu'on peut soupirer en québécois : « Tiguidou laï laï ! »*

 

 

*C’est réglé, c’est parfait ! ([NDLR] : expression québécoise.

Portrait de La rédaction
article du WUD 13

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