Covid : les masques au graphène doivent raccrocher

Deux mois après le Canada, c’est au tour de la France d’interdire l’usage de masques contenant du graphène, une substance virucide qui présente des risques pour la santé lorsqu’elle est inhalée.

Bas les masques (au graphène) ! Au total, 16,9 millions de masques FFP2 ont été rappelés par les autorités françaises samedi 5 juin. En cause, la présence de graphène dans leur composition.

Il s’agissait essentiellement de masques de type FFP2, fabriqués par la société chinoise Shengquan. Le nanographène présent était composé des flocons de carbone de taille nanoscopique.

Pourquoi un tel composé s’est retrouvé dans nos masques de protection ? C’est pour ses propriétés virucides qu’il a suscité l’intérêt en pleine pandémie et notamment à la période de pénurie. L’Agence européenne des produits chimiques connaissait son usage dans les équipements électroniques et n’y a opposé aucune restriction.

Au Canada, les masques incriminés étaient notamment fournis aux écoliers. Ils « avaient provoqué chez certains enfants des difficultés respiratoires, chez d’autres des irritations de la peau, ou encore l’impression de ‘respirer des poils de chat’ », selon les informations du Monde.

En effet, le graphène lorsqu’il est inhalé, peut causer des dommages pulmonaires.

L’alerte a été lancée par quatre ONG au début du mois d’avril, alertant la Commission européenne de la toxicité possible de ces masques. Au Canada, l’interdiction est effective depuis le mois de mars. En France, il aura donc fallu deux mois pour prendre cette décision. En revanche, rien n’a encore été pris au niveau européen.

Portrait de Constance Maria

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