Classement des CHU : Marseille en forme olympique

L’AP-HM entre dans le top 10

L’AP-HM se hisse cette année au neuvième rang du classement What’s up Doc des CHU préférés des jeunes médecins, et gagne quatre places par rapport à l’année dernière.

Si la progression de l’OM en Ligue 1 était parallèle à celle de l’AP-HM au classement What’s up Doc des CHU préférés des jeunes médecins, les Olympiens seraient de nouveau champions de France. L’établissement phocéen était dix-septième en 2015 au palmarès des hôpitaux les plus convoités par les lauréats des ECN, treizième en 2016, et il entre cette année pour la première fois dans le top 10, avec une très belle neuvième place.

Les nouveaux internes qui ont fait leur rentrée à l’AP-HM en septembre dernier avaient en effet un rang moyen aux ECN de 3692. Ce résultat les place loin derrière les champions nantais (premiers avec un rang moyen de 2633), mais à une passe décisive des ennemis héréditaires parisien (septièmes avec un rang moyen de 3458).

C’est gros et c’est beau

« C’est plutôt une bonne nouvelle », commente, flegmatique, le Pr Georges Leonetti, doyen de la fac marseillaise. « Les futurs internes ont probablement réalisé que Marseille offre pour un certain nombre de spécialités des possibilités de formation plus larges qu’ailleurs, ce qui permet au futur praticien d’avoir une vision plus diversifiée de sa discipline. » But !

Big is beautiful, donc. Mais ce n’est pas tout, si l’on en croit Olivier Le Pennetier, président du Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille (SAIHM), et accessoirement de l’Isni. « On peut aussi faire à Marseille de la médecine de proximité avec dans la subdivision des périphéries comme Toulon, Aix, Avignon, et même de toutes petites structures au pied des pistes de ski ou au bord de la plage », indique le syndicaliste. Et de deux !

Méditerranée, aux îles d’or ensoleillées…

Bien sûr, le succès de la ville natale de Zidane n’est pas uniquement dû à ses capacités de formation. « Il fait bon vivre à Marseille », avoue Georges Leonetti. Et le doyen de vanter la qualité de vie aux bords de la Méditerranée, « pour ceux qui aiment la mer, le ski et l’environnement agréable de l’arrière-pays ».

Olivier Le Pennetier ne dit pas autre chose. Exilé à Paris depuis quelques mois, l’interne regrette principalement une chose : la lumière. « À Paris, il fait nuit tout le temps, alors qu’à Marseille, on est tout le temps en lunettes de soleil », tacle-t-il. Et 1, et 2, et 3-0 !

Même pas mort

Bref, les Marseillais ne sont pas particulièrement surpris de leur bonne performance au classement de What’s up Doc. Ils semblent même penser que dans le classico des CHU, ils pourraient battre l’éternel rival parisien… s’il n’y avait cette persistante réputation d’insécurité, qui colle à la peau de leur ville comme le sparadrap au doigt du capitaine Haddock.

« Les médias mettent ces choses-là en avant, mais je ne suis pas sûr que dans certaines parties de la région parisienne, ce soit plus calme qu’à Marseille », insinue Georges Leonetti. « J’ai fait plus d’un an à l’hôpital Nord, j’ai pris le bus comme tout le monde, on ne m’a jamais agressé et je ne suis jamais mort », ajoute Olivier Le Pennetier.

Alors, les Marseillais seront-ils devant les Parisiens l’année prochaine ? L’AP-HP ferait bien de travailler sa défense.

Source: 

Adrien Renaud

Portrait de La rédaction

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