Carrière : Savoir re-partir

Que faire une fois lancé dans une activité et que l’on se rend compte qu’on est mal tombé ? Tout arrêter, endurer, patienter ?

Tout engagement professionnel peut toujours être dénoncé pour partir exercer autrement, avec d’autres personnes. Et au travail, comme dans la vie, si l’on sait toujours ce que l’on quitte, on ne sait pas nécessairement ce que l’on va trouver. Le plus judicieux est surtout de ne pas se précipiter et de prendre le temps d’évaluer la balance bénéfice/risque d’un départ prématuré.

 

« J’EN PEUX PLUS DU CHU ! »

 

Certains se le disent dès l’internat et d’autres jamais. Cela peut prendre à tout moment pendant l’assistanat, en tant que contractuel, une fois même passé le concours de PH. Quoi qu’il en soit, pas de départ de l’hôpital dans l’urgence : ne pas attendre de craquer ou de devenir aigri pour se rencarder…

 

En premier lieu, la question à se poser est la suivante : existe-t-il une perspective de fin à ma situation ? Autrement dit, quelle est ma time-line pour me projeter ? Si une date butoir existe, il s’agit alors d’anticiper sa recherche de poste. C’est typiquement le cas des assistants, chefs de clinique ou praticiens hospitaliers contractuels qui veulent quitter leur établissement de santé et connaissent déjà la fin de leur mandat.

 

Situation inverse, aucune fin prévisible à l’horizon : comment partir ? La base : reprendre son contrat et les conditions de départ qui y figurent. Il y a toujours le préavis bien sûr, mais parfois d’autres éléments indispensables à connaître et à bien considérer : restitution de prime d’engagement d’exercice des assistants des hôpitaux en cas de démission avant le terme, possibilités de détachement pour les praticiens hospitaliers qui permettrait un temps d’éviter de démissionner, etc. Savoir décrypter son contrat peut sauver parfois de bien des tracas.

 

D’autant qu’il ne faut pas non plus négliger l’impact éventuel de sa démission sur son image professionnelle dans sa discipline et sa région… Le bouche à oreille… Il faut être prudent.

 

Le départ peut avoir des conséquences financières et personnelles non négligeables. Non qu’elles soient rédhibitoires s’il existe une réelle souffrance au travail, mais elles doivent être appréhendées avant de se décider.

 

« RAS-LE-BOL DES ASSOCIÉS ! »

 

Comme précédemment, en libéral, mieux vaut commencer par une réflexion sereine, par une tentative d’amélioration de la situation et par une évaluation de l’ensemble des conséquences, avant de tout quitter. Les conséquences financières peuvent être lourdes en libéral car les charges continuent d’affluer et ce, même en l’absence de chiffre d’affaires. Il faut aussi toujours se méfier des clauses de périmètre de non-concurrence qui empêcherait de se réinstaller dans la rue d’à côté. Un détail qui n’en est pas un et en surprend plus d’un !

 

Quoi qu’il en soit, quand c’est tout vu, il est nécessaire de reprendre ses statuts d’association libérale et tout contrat lié à son exercice, avec, de façon chaudement recommandée, une assistance et un conseil juridiques pour éviter de se faire bouffer ! Tout n’est jamais totalement verrouillé et certains aspects peuvent se renégocier. À chacun de se montrer là très futé.

Portrait de La rédaction
article du WUD 14

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