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"La mise en place de cette plateforme devrait arriver avant la fin de l'année" et "va permettre aux gens d'être mieux informés, mieux suivis et de savoir près de chez eux quelles sont les possibilités de prise en charge", a précisé la députée, également rapporteure générale de la commission des Affaires sociales, sur franceinfo.
Le Parlement a définitivement adopté le 13 janvier 2022, par un vote du Sénat, une proposition de loi UDI pour créer une plateforme de suivi spécifique des malades atteints de Covid long. Les décrets d'application n'ont pas été publiés jusqu'alors.
"Mais, d'ores et déjà, il peut y avoir des reconnaissances en affection longue durée pour certains Covid longs ou la prise en charge en maladie professionnelle. Il n'y a pas à attendre ces décrets", a affirmé l'élue du Loiret et médecin.
Et la prise en charge des malades atteints de Covid long peut passer par le médecin traitant, a-t-elle noté.
"C'est important de prendre en compte déjà médicalement ces Covid longs, ce sont des symptômes assez peu spécifiques (fatigue, douleurs articulaires...) à une maladie mais qui entraînent une incapacité dans la vie très importante. En tant que rhumatologue, je le vois régulièrement", a souligné Stéphanie Rist.
« Il y a encore beaucoup de médecins qui ne savent pas ce qu’est le Covid long »
La Haute autorité de santé doit aussi "publier prochainement un guide de prise en charge", selon elle.
Et "la recherche continue", a-t-elle observé. "Les malades de Covid longs ne doivent pas être les oubliés de la crise", a jugé la députée.
Mais "sur le terrain, on a toujours une grande difficulté de reconnaissance, il y a encore beaucoup de médecins qui ne savent pas ce qu'est le Covid long, qui ne croient pas leurs patients", a déploré la présidente de l'association de malades "Après J20", Pauline Oustric, au micro de franceinfo.
Son association souhaite "une reconnaissance en maladie professionnelle homogénéisée" et facilitée.
Le Covid long a touché 4% des adultes en France, soit 2,06 millions de personnes, une petite proportion (1,2%) se déclarant fortement gênée dans ses activités quotidiennes, selon une étude de Santé publique France effectuée à l'automne 2022.
Avec AFP
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