Au Royaume-Uni, les victimes de sang contaminé ont été indemnisées 42 ans plus tard

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Le dirigeant d'une enquête publique sur un vaste scandale de sang contaminé au Royaume-Uni qui avait fait quelque 2 400 morts dans les années 1970 et 1980 a recommandé que les victimes reçoivent au moins 100 000 livres sterling d'indemnités chacune.

Au Royaume-Uni, les victimes de sang contaminé ont été indemnisées 42 ans plus tard

Brian Langstaff, juge à la retraite qui préside cette enquête ouverte en septembre 2018 a conseillé au gouvernement qu'"un paiement provisoire soit versé, sans délai, à toutes les personnes infectées et à tous les partenaires endeuillés (...) Le montant ne doit pas être inférieur à 100 000 livres sterling", soit 119 000 euros.

Des milliers de personnes hémophiles avaient contracté l'hépatite C et le VIH après avoir reçu des transfusions de sang en provenance des États-Unis, sous la supervision du NHS, le service de santé public britannique.

Un représentant des victimes, l'avocat Des Collins, s'est félicité de ces recommandations.

"Bien que cela arrive trop tard pour les milliers de personnes qui sont décédées tragiquement les années suivant leur contamination, c'est un développement bienvenu pour certains de ceux qui vivent encore avec les terribles conséquences de cette erreur médicale évitable", a-t-il déclaré.

Il a ajouté attendre désormais la réponse du gouvernement à ces recommandations.

La Haute Cour de justice britannique a autorisé les victimes du scandale à lancer un recours collectif en dommages et intérêts

 

La décision d'ouvrir une enquête publique pour faire la lumière sur ce drame avait été prise en 2017 par le gouvernement britannique.

Une précédente enquête conclue en 2009 avait établi que le gouvernement aurait dû agir plus tôt afin d'augmenter les réserves britanniques de sang et mettre fin à la dépendance aux importations.

Elle avait abouti à la mise en place d'un système d'indemnisation des victimes mais aucun procès n'avait été entrepris et les responsabilités n'avaient pas été établies.

En septembre 2017, la Haute Cour de justice britannique a autorisé les victimes du scandale à lancer un recours collectif en dommages et intérêts.

Avec AFP

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