Assistants médicaux : deux médecins suffiront

La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a assoupli les conditions d’accès à un assistant médical. Il fallait être trois médecins. Elle n’en exige plus que deux.
 

Les négociations conventionnelles continuent entre les responsables syndicaux et la Cnam. Pour les assistants médicaux, avant la dernière réunion prévue le 17 avril prochain, et les syndicats ressortent avec une petite victoire. Deux médecins suffiront pour être éligible aux aides à l’embauche commune d’un assistant, contre trois auparavant.
 
« Nous considérons que c’était important pour avoir un effet significatif », souligne Jacques Battistoni, président de MG France, contacté par What’s up Doc. « Douze heures par semaine [un assistant à 35 heures partagé entre trois médecins, NDLR], ça ne fait pas assez de temps disponible ».
 
Cet assouplissement ne se fera pas sans contrepartie. Les augmentations de patientèle prévues par l’assurance maladie pour des trinômes ont donc été revues à la hausse pour des binômes. Des adaptations sont prévues pour les praticiens ayant de nombreux enfants en tant que médecins traitants.
 

Nombre de patients File active médecin traitant Augmentation attendue
1190 - 1490 610 - 850 20 %
1491 - 1820 851 - 1080 15 %
1821 - 2450 1081 - 1470 7,5 %
> 2450 > 1470 -

Un peu de subtilité
 
« Il faudra de la souplesse. Ces chiffres doivent être indicatifs, et pas un couperet », insiste Jacques Battistoni, encore dubitatif sur les valeurs avancées par l’Assurance maladie. « C’est difficile d’évaluer le potentiel d’augmentation de sa file active ». On imagine mal comment, au terme d’une phase d’activité, l’Assurance maladie pourrait sanctionner les médecins qui n’ont pas rempli le contrat en coupant les vannes des aides pour les assistants médicaux.
 
MG France craint tout de même une lecture trop littérale des textes. Le syndicat aimerait des garanties de cette souplesse et d’une vision plus objective des situations locales. « Nous demandons une échéance à deux ans pour l’augmentation de la file active, et que ces indicateurs soient évalués par les médecins de commissions paritaires locales », précise ainsi le généraliste.
 
L’idéal serait surtout de jauger le gain en termes d’accès à un praticien. « L’objectif qui doit prévaloir, c’est qu’il n’y ait plus de patient sans médecin traitant », conclut-il.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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