Assistant de régulation médicale : un diplôme dès septembre !

Une formation diplômante est désormais obligatoire pour exercer la profession d’assistant de régulation médicale (ARM), afin de renforcer la qualité de la régulation médicale au sein des centres régulant les appels d’urgence médicale (SAMU-Centres 15).

Tout est parti de l'affaire Naomi Musenga. Victime d'une intoxication au paracétamol, la jeune femme de 22 ans avait composé le 15 en décembre 2017. Faute d’avoir été prise au sérieux par deux opératrices du Samu de Strasbourg, elle était décédée au CHU de Strasbourg, cinq heures après son appel.
 
Mise en cause à la suite du drame, la profession d'assistant de régulation médicale (ARM) devait faire l’objet d’une réforme. Agnès Buzyn avait annoncé qu’elle créerait un diplôme pour les ARM censé être opérationnel dès le 1er septembre 2019.

 
C’est désormais chose faite depuis l’entrée en vigueur du décret n° 2019-747 du 19 juillet 2019, relatif au diplôme d'ARM et à l'agrément des centres de formation d'ARM. Le décret fixe le cadre général de la formation, les conditions d'admission en formation et les blocs de compétences à valider pour l'obtention du diplôme.

Le diplôme donnera le droit d'exercer dans les centres de réception et de régulation des appels des services d'aide médicale urgente. 

Quatre blocs de compétences

Il sera constitué de quatre blocs de compétences :
- traitement d'un appel dans les centres de réception et de régulation des appels installés dans les services d'aide médicale d'urgence;
- mobilisation et suivi des moyens opérationnels nécessaires au traitement de la demande sur décision médicale;
- traitement des informations associées à la régulation, à la qualité, à la sécurité et à la vie du service;
-  appui à la gestion des moyens lors de la mise en œuvre des dispositifs prévisionnels de secours, en situation dégradée et en situation sanitaire exceptionnelle.
 
D’une durée d’un an, la formation comportera 1 470 heures d'enseignement, sur la base de 35 heures par semaine, dont 735 heures de formation théorique réparties en modules de formation et 735 heures de formation pratique (stages et situations simulées).
 
Assurée par dix centres agréés par le ministère chargé de la santé, la formation est accessible par la formation initiale, la formation continue et la validation des acquis de l’expérience. L’accès par la voie de l’apprentissage est également prévu.
 

Portrait de Julien Moschetti

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