S’inscrire pour se faire vacciner et signaler les effets secondaires en ligne ? C’est désormais possible en Algérie. Ce jeudi 25 février, le ministère de la santé a annoncé la mise-en-place effective de deux plateformes numériques chargées d’optimiser la campagne de vaccination algérienne.
Lancée le 30 janvier dernier, la plateforme pour la vaccination peine à atteindre son rythme de croisière. Si le gouvernement du pays ambitionne de vacciner 70 % de sa population en 2021, seules 3 500 doses uniques seraient administrées chaque jour. Cela, en raison de difficultés d’approvisionnement. Selon le journal national Tout sur l’Algérie (TSA), il faudrait donc 23 ans au gouvernement pour parvenir à administrer la première dose à 70 % des 42 millions d’Algériens.
C’est dans ce contexte que le lancement de ces deux nouveaux outils a été annoncé. Le premier a pour objectif de faciliter l’inscription des populations éligibles à la vaccination, notamment en population générale. « Cette plateforme va permettre de ne pas perdre des occasions de vacciner les personnes qui veulent se faire vacciner », s’est enthousiasmé le Dr Djamel Fourar, porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, dans les colonnes de nos confrères.
La seconde, quant à elle, a été pensée pour faciliter la surveillance des effets secondaires. « Tous les agents vaccinateurs sont tenus [d’y] déclarer des cas d’effets secondaires sur le site internet du Centre de Pharmacovigilance et de Matériovigilance », a poursuivi le porte-parole. Un « canevas » des effets secondaires qui devrait permettre « d’avoir une idée sur la réaction des gens par rapport à la vaccination et d’intervenir rapidement en cas de survenue d’effets secondaires graves », a-t-il assuré.
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