Accident de moto : la traumato comme si vous y étiez

HemoSims Trauma, le serious game de la traumatologie grave

On connaissait le serious game pour les soignants du bloc op, le serious game pour la psy ou encore pour le grand public. Avec HemoSims Trauma, le serious game arrive dans le monde de la traumato. Sébastien Mirek, médecin anesthésiste réanimateur au CHU de Dijon a participé au développement du projet en tant qu’expert.

 

Qu’est-ce que HemoSims Trauma ?

C’est une formation en simulation virtuelle type serious game pour la traumatologie. Elle s’adresse à tous les soignants qui prennent en charge les patients traumatisés : médecins, infirmiers, mais aussi d’autres professionnels comme les sapeurs-pompiers, les aides-soignants, ambulanciers.

Comment le projet a-t-il vu le jour, comment s’est-il développé ?

Initialement, c’est un comité scientifique national qui a imaginé le projet, il y a environ 2 ans, et qui nous a ensuite sollicité comme experts en traumatologie. Nous avons travaillé conjointement avec le comité scientifique et le comité de rédaction une fois le scénario écrit. Le développement numérique du serious game s’est fait ensuite par la société Médusims. Il y a eu un soutien institutionnel du laboratoire LFB.
Dijon a été une des villes pilotes pour tester le dispositif : nous avons commencé en juillet. Puis il s’est étendu au niveau national aux alentours de septembre 2015. Sur la région Bourgogne, nous avons actuellement 60 professionnels qui ont été formés par ce serious game.

Comment se déroule une formation ?

On se forme de manière multidisciplinaire et inter-professionnelle, par petits groupes de médecins et infirmiers. L’objectif est de travailler la communication en équipe et le leadership. Chaque personne joue son propre rôle. Il y a une analogie avec le jeu vidéo les Sims dans le mode de fonctionnement, mais ici c’est ciblé pour la traumatologie. Par exemple quand on clique sur les personnages, on peut choisir des actions à faire, par ordre de priorité. Le scénario est un accident de moto où on doit prendre en charge le patient. Deux scénarios se suivent : une scène préhospitalière lorsque le patient a son accident, puis une scène intra-hospitalière à l’arrivée au déchocage.
Actuellement, on déploie la formation en région Bourgogne. Son avantage, c’est qu’elle est facilement délocalisable, parce que logistiquement, ce n’est pas compliqué. Je me déplace dans les hôpitaux, je fais pratiquer les collègues, je débriefe avec eux. La formation dure environ 2h, une fois par mois.

Quels sont les retours, et qu’est-ce qui est envisagé pour la suite ?

Les retours sont très bons. Une évaluation du dispositif est en cours, pour connaitre l’utilité de la formation. Nous aurons les résultats dans quelques mois. Nous réfléchissons à d’autres scénarios, notamment sur le traumatisme crânien, sur des patients avec des brûlures, mais aussi des scénarios de plans blancs, etc. Le but est d’aller au plus proche des médecins et des soignants.

Source: 

Cécile Lienhard

Portrait de La rédaction

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