8190 postes d’internes offerts pour 2014-2015

4,5% de places en plus cette année !

8190 postes d’internes, dont 136 pour ceux qui ont signé un contrat d’engagement de service public (CESP). C’est ce que nous offrent les ministères de la Santé et de l’Education nationale à l’issue des épreuves classantes nationales de 2014 ! Soit une augmentation de 4,5% par rapport à l’an dernier, où 7 820 postes étaient ouverts.

Au total, les pouvoirs publics souhaitent former plus de 41 500 internes en médecine dans les 5 années à venir. Deux textes, publiées au Journal officiel du 11 juillet (texte 29) et du 13 juillet (texte 17), précisent la répartition des postes proposés. Ainsi, 3 752 postes seront affectés à la médecine générale (-47 par rapport à l’an dernier, soit 46,6% du total des postes), 1 684 aux spécialités médicales (+151 postes) et 686 aux spécialités chirurgicales (+32).

La psychiatrie récolte 526 postes, soit 12 de plus que l’an dernier, l’anesthésie-réanimation 433 (+17), la pédiatrie 320 (+22) et la gynécologie-obstétrique 212 postes (+4). Quant à la médecine du travail, elle obtient 177 postes (+7). La biologie médicale hérite de 120 postes (+23), la santé publique de 96 (+6) et la gynécologie médicale de 48 postes (+7).

Côté chirurgie, les places sont en augmentation, mais d'importance très variable : +10 pour la chirurgie générale avec 423 postes, +2 pour la chirurgie orale avec 11 postes, 24 postes pour la neurochirurgie (+6) et 142 postes pour l’ophtalmologie (+14). Et seule la spécialité ORL garde son effectif avec 86 postes.

Pour certaines spécialités médicales, l’heure est plutôt à l’inflation : 244 postes en radiodiagnostic et imagerie médicale (+32), 142 en médecine interne (+18), 203 en cardiologie et maladies vasculaires (+23), 118 en neurologie (+14), 114 en pneumologie (+12), 87 en néphrologie (+11) et 124 en gastro-hépato-entérologie (+11).

Pour d'autres enfin, les progressions sont moins marquées comme pour la médecine physique et de réadaptation (97 postes, +8), l’endocrinologie (79, +8), l’oncologie (132, +7), la médecine nucléaire (40, +6), la dermatologie (96, +3) et la rhumatologie (87, +3).

Comme souvent, ce qui a motivé les choix opérés reste obscur, puisque certaines spé flambent leurs effectifs quand d'autres sont bien en-dessous des 4,5 % d'augmentation : aurait-on besoin d'un peu moins de généralistes et de psychiatres et plus de neurochirurgiens ou de radiologues ? On imagine mal qu'il s'agisse de déséquilibres accumulés par le passé puisque ces dernières spé sont plutôt bien choisies. Bizarre donc...

Néanmoins, à présent que les postes ouverts sont connus, le temps est venu de faire son choix. Quelle spécialité, quel CHU ? Pour vous aider, What's Up Doc vous propose le classement 2014 des spécialités et des CHU les plus plébiscités par les internes de premières année suite aux ECN 2013. A vos souris !

 

Source: 

A.-G.M.

Portrait de La rédaction

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