© Midjourney x What's up Doc
« Cette mesure vise à faciliter un accès plus équitable à ces traitements, disponibles uniquement sur ordonnance », justifie l'ANSM dans un communiqué. Jusqu'ici la prescription initiale de ces médicaments devait être réalisée par un médecin spécialiste en endocrinologie-diabétologie-nutrition mais les renouvellements pouvaient être réalisés par tout médecin.
L'autorité sanitaire avait prévenu fin mai qu'elle envisageait d'élargir les conditions de prescription et de délivrance de ces médicaments de la classe des analogues GLP-1, qui favorisent la perte de poids en imitant une hormone digestive.
Mais ils restent des médicaments de seconde intention
Elle dit dans son communiqué avoir constaté que « la limitation de la prescription initiale aux médecins spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou compétents en nutrition a pu en freiner l'accès pour certains patients, du fait de délais parfois importants pour consulter un spécialiste ».
Ces médicaments sont des traitements de seconde intention, c'est-à-dire qu'ils ne doivent être prescrits qu' « en cas d'échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique », rappelle l'ANSM.
Ils ne doivent « pas être utilisés pour la perte de poids à des fins esthétiques, c'est-à-dire pour la perte de poids chez des personnes sans surpoids, ni obésité et qui n'ont pas de problèmes de santé liés au surpoids » car ces usages inappropriés peuvent exposer à « des effets indésirables parfois graves ».
L'agence maintient ainsi « une vigilance élevée sur l’utilisation de ces médicaments et une surveillance renforcée et continue des risques associés aux aGLP-1 ».
Avec AFP
A voir aussi
Bénéfice record pour AstraZeneca grâce à ses médicaments contre le cancer
Supprimer l’ordonnance pour 134 médicaments du quotidien : ce que prépare NèreS, et pourquoi les médecins sont vent debout
Maladies rares : vers un traitement de Sanofi contre la maladie de Gaucher
Maladie du greffon contre l’hôte : un traitement de Sanofi désormais recommandé par l'EMA
659 millions d'euros de bénéfices : Servier encaisse grâce à son traitement contre le cancer du cerveau
Prévenir la bronchiolite : le vaccin Arexvy désormais étendu à tous les adultes
Microbiote, fertilité, intolérances alimentaires... Le nouveau business des bilans de santé à thème
Traitement de l'eczéma : résultats encourageants pour l'amlitelimab de Sanofi