Vaccination Covid-19 : Le vaccin AstraZeneca fait une pointe !

Pas l’temps de niaiser. Depuis jeudi dernier, le vaccin AstraZeneca s’inocule à tour de bras par les généralistes. Une activité intense qui a permis à la courbe des primo-injections de repartir à la hausse. Cela, malgré les nombreuses critiques dont il continue de faire l’objet.

28 844. C’est le nombre de médecins libéraux qui se sont inscrits pour pouvoir vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités dans l’intimité de leurs cabinets lors de la première livraison. Une force de frappe conséquente qui a permis au nombre d’injections du vaccin AstraZeneca, seule solution à pouvoir être administrée dans ce cadre, de décoller. Cela, même si environ 200 000 doses restaient sur les bras des pharmaciens le 28 février dernier. 

Selon les données recensées par l’outil CovidTracker, 273 253 patients ont reçu la première dose depuis le lancement de cette nouvelle étape de la campagne. Un joli score qui lui permet de décrocher la seconde place en termes de nombre d’injections réalisées – derrière le vaccin Pfizer qui gravite autour des 2,5 millions de doses. Le vaccin Moderna, quant à lui, n’en est qu’à 158 016.

Autre point positif : l’arrivée du vaccin AstraZeneca a permis de multiplier le nombre de personnes rentrant dans le processus de vaccination. « Grâce aux vaccinations AstraZeneca, le nombre total de primo-injections (donc de nouvelles personnes vaccinées) repart à la hausse », analyse Guillaume Rozier, inventeur de CovidTracker. Depuis mi-février, c’est en effet sur l’administration des secondes doses que la majeure partie de l’activité des opérateurs habilités à vacciner se concentrait.

Malgré tout, les critiques sur cette nouvelle solution demeurent nombreuses… Taux d’efficacité moindre par rapport à ses concurrents, doute sur sa capacité à protéger les personnes de plus de 65 ans, possibles effets secondaires « gênants, mais bénins et temporaires » de l’aveu du ministre de la Santé… Reste à savoir si sa facilité d’administration sera suffisante pour contrer ses failles. Un scénario plus qu'incertain puisque, une semaine après la première livraison, la seconde a rencontré beaucoup moins d'engouement dans le camp des médecins généralistes. Arguant notamment des difficultés organisationnelles, ils étaient environ 30 % de moins à s'être portés volontaires. 

Portrait de Julia Neuville

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