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L'autorisation a été donnée par la Food & Drug Administration (FDA) dans le cadre d'une procédure d'urgence qui permet d’accélérer la mise sur le marché de médicaments ou outils de diagnostics, indique Roche dans un communiqué.
Le groupe suisse, qui avait rapidement mis au point des tests de dépistage du Covid-19 au début de la pandémie, a été parmi les premiers à développer un test pour la variole du singe. Son test vise deux différentes régions du génome du virus les moins susceptibles de muter de façon à pouvoir continuer de le détecter s'il venait à évoluer, précise le groupe suisse.
Il est destiné à être utilisé sur ses machines Cobas 6800/8800, largement diffusées dans les laboratoires d'analyse et hôpitaux, qui permettent d'obtenir des résultats en trois heures et demi, selon le communiqué.
Les symptômes seuls ne suffisent pas à diagnostiquer le virus
Son test permet d'éviter que les patients ne soient soumis à des tests inutiles ou à une isolation qui n'est pas nécessaire et d'assurer qu'ils reçoivent les traitements appropriés le plus rapidement possible, ajoute Roche, qui souligne que les symptômes seuls ne suffisent pas à diagnostiquer le virus.
Numéro un mondial de l'oncologie, Roche dispose d'une importante division spécialisée dans les diagnostics dont le poids s'est nettement renforcé depuis la pandémie de Covid-19 avec la demande de tests de dépistage du coronavirus.
Sur les neuf premiers mois de 2022, cette division qui fournit aussi des outils de diagnostics des cancers ou de suivi du diabète a généré un chiffre d'affaires de 13,8 milliards de francs suisses (14 milliards d'euros), soit près de 30% des ventes du groupe.
Avec AFP
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