Un consommateur d’alcool sur trois a participé au Défi de janvier et beaucoup pointent les bénéfices

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29 % des Français ayant l’habitude de consommer de l’alcool déclarent avoir participé au Défi de janvier cette année, soit près d’un consommateur sur trois, selon une enquête nationale menée par le collectif éponyme, réunissant des associations de professionnels de santé et de patients. 

Un consommateur d’alcool sur trois a participé au Défi de janvier et beaucoup pointent les bénéfices

© Midjourney x What's up Doc

 

Le Défi de janvier confirme son ancrage dans le paysage de la santé publique. L’initiative, qui invite à réduire ou interrompre sa consommation d’alcool pendant le mois de janvier, a mobilisé des millions de participants aux profils variés. 

D’après l’étude menée sur 1 000 personnes par Toluna Harris Interactive, pour le collectif associatif porteur de la campagne, près de la moitié des participants ont opté pour une abstinence totale, tandis que d’autres ont engagé une réduction volontaire. 

Dans le détail, 13 % des consommateurs d’alcool déclarent n’avoir pas bu du tout depuis le 1er janvier, et 13 % supplémentaires indiquent avoir réduit leur consommation tout en s’autorisant ponctuellement des exceptions.

Cette diversité de pratiques illustre, selon les organisateurs, un cadre souple permettant à chacun « d’expérimenter, questionner et ajuster sa relation à l’alcool », sans modèle unique imposé.

Des effets bénéfiques rapportés unanimement

Les effets sur la santé et le bien-être sont rapportés dès la fin du mois. 42 % des participants déclarent une amélioration de leur bien-être, et 40 % une amélioration de leur sommeil, des bénéfices plus fréquemment observés chez les personnes ayant totalement interrompu leur consommation pendant le mois de janvier. 

L’étude relève également des effets positifs sur l’humeur, la concentration et les relations avec l’entourage.

Au-delà des bénéfices individuels, le Défi de janvier semble contribuer à une évolution des normes sociales. Plus de 80 % des participants estiment avoir réfléchi à la place de l’alcool dans la société, déclarent se sentir désormais plus à l’aise pour refuser un verre ou avoir pris conscience de leur capacité à réduire, voire arrêter, leur consommation.

Cette dynamique est particulièrement marquée chez les plus jeunes. Un tiers des participants indique avoir utilisé une application mobile dédiée, une proportion qui atteint 50 % chez les moins de 35 ans, témoignant d’une approche « plus outillée et collective de la réduction de la consommation ».

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Porté en France depuis 2020 par un collectif associatif réunissant notamment Addict’AIDE, Association Addictions France, la Fédération française d’addictologie, France Assos Santé ou encore la Ligue contre le cancer, le Défi de janvier s’impose progressivement comme une campagne de santé publique de référence, à l’image de Mois sans tabac ou d’Octobre rose.

En donnant à des millions de Français l’occasion d’expérimenter une pause, l’édition 2026 confirme, selon ses promoteurs, qu’« une autre relation à l’alcool est non seulement possible, mais déjà à l’œuvre ».

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