Syrie : les mois se suivent et les hôpitaux se bombardent

Une fois de plus, l’UOSSM alerte sur la prise pour cible des centres de soins en Syrie. Deux attaques en deux jours ont visé et détruit un centre de santé et une maternité dans les provinces d’Idleb et d’Alep, élevant le score à 50 établissements médicaux atteints depuis le 28 avril.
 

Cette fois, aucune victime directe n’est à déplorer. À quelques heures d’écart, deux établissements de santé ont subi des frappes aériennes les 30 et 31 août derniers, à Alzerbeh et Urem Al-Kubra, deux villes des provinces d’Idleb et d’Alep, en Syrie. Les deux établissements, qui ont été évacués de leurs patients, sont les 49e et 50e centres de santé à être visés depuis le 28 avril, déplore l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM).

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Le premier était un centre de santé primaire. Il « a été directement pris pour cible, le 30 août 2019 à 17h30 ». Heureusement, il avait été fermé auparavant. Ce n’était pas le cas du second. Vers 1h00 du matin, le 31 août, le centre de gynécologie et d’obstétrique a été « mis hors service » après sept frappes aériennes. « Deux patients et un membre du personnel ont été blessés » et « les nouveau-nés encore en incubateur ont dû être évacués », signale l’UOSSM.

Crédit photo : UOSSM

« Crimes de guerre »

« Il est inadmissible que deux autres établissements médicaux aient été directement ciblés et mis hors service. Voir des photos de nouveau-nés évacués d'un hôpital dans lequel ils viennent de naître est absolument inacceptable », s’indigne le Dr Ziad Alissa, président de l’UOSSM France. « Ces crimes de guerre ne peuvent continuer à se produire sans conséquences. Vendredi, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour appeler la communauté internationale à appliquer les chartes des Nations Unies ».
 
Crédit photo : UOSSM

Depuis des années, l’ONG dénonce ce ciblage d’installations médicales et d’ambulances. Malgré le calme médiatique, la situation reste plus qu’agitée en Syrie. Depuis le 28 avril, 892 civils ont été tués, dont au moins 226 enfants, précise l’UOSSM. Au cours des attaques des 50 installations, 30 travailleurs humanitaires seraient décédés, et une quarantaine d’autres auraient été blessés. Huit ambulanciers auraient également trouvé la mort après des frappes aériennes sur cinq véhicules…

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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