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Également porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, ce texte « va arriver dans les semaines qui viennent », a rappelé Stéphanie Rist à l'issue d'un déplacement dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) à Châlons-en-Champagne.
Stéphanie Rist a saisi mercredi la justice après la diffusion mardi soir sur X d'une vidéo montrant un garçon de 13 ans se faire violemment frapper par un adolescent de 15 ans dans ce foyer.
« Je ne suis pas venue ici faire une enquête » sur cet événement, « ce n'est pas mon rôle », a expliqué la ministre. Elle a dit être venue « soutenir les équipes » et les jeunes placés dans ce foyer, et a préféré souligner « l'engagement » de toutes les parties prenantes.
Mais « on voit que partout où il y a de l'engagement, il y a quand même des difficultés. L'Etat, les départements, personne ne doit fermer les yeux face à ces difficultés ».
Un texte sous pression
Le projet de loi en cours de finalisation prévoit notamment des mesures de soutien aux familles et de prévention, afin d'intervenir plus tôt pour éviter des placements. Et si un placement est nécessaire, le texte prévoit de recourir davantage à l'entourage de l'enfant plutôt qu'à des structures institutionnelles.
Depuis plusieurs années, les cris d'alarme se succèdent sur l'état de l'Ase (ex-Ddass), un service départemental confronté à un manque de budget, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.
« Il faut regarder tous les sujets », a estimé Stéphanie Rist : la question budgétaire, mais aussi la formation, l'aspect législatif et « l'honorabilité » - une attestation d'absence d'antécédents judiciaires pour intervenir dans le champ de la protection de l'enfance, devenue obligatoire depuis octobre.
« Nous devons créer les conditions pour que les enfants soient plus accueillis dans un milieu qui ressemble à un milieu familial (...). Ce travail, c'est avec les départements que nous allons le faire », a encore souligné la ministre, précisant qu'elle effectuerait son tour de l'Hexagone avec François Sauvadet, le président de Départements de France (UDI).
Avec AFP
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