François Braun et Aurélien Rousseau, l'un arrive, l'autre part.
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"Quatre pays au monde ont commandé du Beyfortus : la France, l'Espagne, les Etats-Unis et l'Allemagne. En mars dernier, un laboratoire est venu voir mon prédécesseur, François Braun, lui a proposé un traitement qui n'avait fait l'objet d'aucune autorisation, et François Braun a eu le courage, a pris le risque de commander des doses", a-t-il dit à la députée Martine Etienne (LFI, Nupes), qui reprochait au gouvernement de n'avoir "encore une fois rien anticipé", lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Et d'ajouter : "Si ce médicament n'avait pas obtenu les autorisations, qu'est-ce que vous diriez sur le fait qu'on détruise des doses ?".
"Les sociétés savantes avaient dit : Ce sera un nouveau produit, donc sans doute 10% d'adhésion", a ajouté Aurélien Rousseau. Son ministère a commandé pour 30% de taux d'adhésion, soit 200 000 doses, a-t-il dit.
"A la différence de vous, madame, je trouve que c'est une formidable nouvelle que dans les maternités on ait un taux d'adhésion jamais vu, entre 60 et 80%. Ma responsabilité, et je l'assume, est de protéger les nourrissons les plus à risque, ceux qui ont quelques jours ou semaines, donc oui nous privilégions les doses de 50 mg de Beyfortus dans les maternités", a-t-il lancé.
« La France sera le pays qui aura la plus grande couverture au Beyfortus dans le monde »
"Plutôt que de nous faire la complainte du drame, nous, nous travaillons au progrès. La Première ministre (Elisabeth Borne), le président de la République (Emmanuel Macron) et moi-même, nous nous battons tous les jours pour obtenir plus de doses et pour que la France soit, comme elle le sera j'en suis sûr, le pays qui aura la plus grande couverture au Beyfortus dans le monde", a conclu Aurélien Rousseau.
Face à une demande plus forte qu'anticipée du Beyfortus (développé par Sanofi et AstraZeneca), les autorités sanitaires ont annoncé la semaine dernière interrompre la livraison en pharmacie de cet anticorps monoclonal visant à protéger les bébés contre le virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite.
Le ministère a réservé le plus faible dosage (50 mg) aux nouveaux-nés en maternité avant leur sortie et aux nourrissons de moins d’un mois, hospitalisés.
Avec AFP
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