Les internes de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) poursuivent ce lundi leur grève, entamée jeudi 25 janvier. Ils dénoncent l’obligation d’assurer seuls la permanence de soins psychiatriques au sein d’une nouvelle structure, sans médecin senior.
« Nous ne sommes pas une roue de secours ou une rustine qu’on place là où on n’a pas les moyens de payer un médecin », déclare Justin Breysse, président du Syndicat autonome des internes des Hôpitaux de Marseille (SAIHM), dans une interview à CNEWS. Le syndicat dénonce l’obligation faite aux internes et externes d’assurer « sans la présence d’un médecin senior la permanence des soins », au sein d’une nouvelle unité.
« Une mise en danger de la qualité des soins »
L’Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) est une structure de 60 lits, bâtie sur le site du CHS Edouard Toulouse, qui accueillera dès ce lundi des détenus hommes, femmes ou mineurs, admis sur indication médicale « pour des épisodes de décompensation psychiatrique. » Pour Justin Breysse, il faut « garantir la qualité des soins. » Les internes de Marseille alertent et souhaitent que les soins apportés aux détenus ne soient pas moins bien réalisés qu’ailleurs.
Les internes poursuivent donc ce lundi leur grève, entamée jeudi 25 janvier. 34 d’entre eux ont déposé un recours collectif au tribunal administratif contre l’AP-HM. « Cette décision représente une violation des dispositions applicables aux stages des internes et une mise en danger de la qualité des soins des patients admis au sein de cette unité », explique le SAIHM dans un communiqué. Pas de doute, le hashtag #BalanceTonHosto a de beaux jours devant lui.
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Thomas Moysan
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