Marseille et la médecine générale

Le désamour pour la cité phocéenne

Comment expliquer la dégringolade de Marseille au classement médecine générale des choix des internes en 2014 ? What's up doc a contacté Norbert Nabet, directeur général adjoint de l'ARS région Paca.

Une perte de 12 places par rapport au classement 2013, c'est ce qu'on appelle une chute libre. Norbert Nabet ne comprend pas bien cette brusque descente. "C'est compliqué de commenter, car peu de choses ont changé dans la formation, la maquette est la même, il n'y a pas eu de modifications qui pourraient expliquer cela."

A défaut d'une explication interne, une explication externe ? "Nous avons de plus en plus d'internes en médecine générale, aujourd'hui le nombre de places a augmenté et est important. Peut-être que cette baisse de la tendance s'explique par le fait que nous accueillons plus d'étudiants. Cette baisse est assez soudaine, il faudrait avoir du recul."

Est-ce que cela s'expliquerait par l'image véhiculée de la ville ? Le directeur adjoint pense que cet argument est à prendre en compte étant donné qu'il y a eu beaucoup de violence en 2013 et 2014, "on ne peut pas le nier". "Je ne peux pas être affirmatif", ajoute-il, "mais ce sont des choses qui font peur, qui ont pu marquer les esprits." Peut-être cela est-il une priorité dans le choix des futurs internes, pour lesquels "la qualité de formation serait moins importante que le cadre de vie, les conditions d'installation ultérieure." Peut-être pensent-ils avant tout aux conditions de leur futur métier : "l'insécurité est déterminante dans l'exercice."

 

 

Source: 

Cécile Lienhard

Portrait de La rédaction

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