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Le vaccin du géant pharmaceutique Pfizer, commercialisé sous le nom d'Abrysvo, vise le virus respiratoire syncytial (VRS), qui touche particulièrement les enfants en bas âge.
Ce vaccin, destiné à protéger à la fois les futurs nourrissons via leur mère et les personnes âgées de 60 ans et plus, avait été approuvé en juillet par l'Agence européenne des médicaments (EMA).
Aux Etats-Unis, ce vaccin était approuvé depuis mai pour les personnes de 60 ans et plus. Le pays l'a également autorisé ce 21 août pour les femmes enceintes.
"À l'approche de l'automne et de l'hiver, ce vaccin peut contribuer à prévenir les conséquences graves du VRS pour nos concitoyens les plus vulnérables. C'est particulièrement important pour nos enfants, pour lesquels le VRS est l'une des principales causes d'hospitalisation dans l'UE", a commenté la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, dans un communiqué.
Très contagieux, le virus respiratoire syncytial entraîne des milliers de décès et des centaines de milliers d'hospitalisations dans le monde.
La prévention de la bronchiolite est considérée comme un intérêt majeur de santé publique
Après la grippe et le Covid-19, les grands laboratoires sont en ordre de marche pour lancer dès l'automne, avant la période épidémique, des vaccins contre le VRS.
L'Arexvy du laboratoire britannique GSK est déjà disponible aux Etats-Unis depuis mai et dans l'Union européenne depuis juin pour les plus de 60 ans.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont par ailleurs récemment autorisé un traitement préventif de la bronchiolite développé conjointement par AstraZeneca et Sanofi. Destiné aux nourrissons, le nirsévimab (commercialisé sous le nom de Beyfortus) n'est pas à proprement parler un vaccin, mais fonctionne avec une même intention préventive.
Abrysvo a été évalué dans le cadre du mécanisme d'évaluation accélérée de l'EMA, car la prévention des infections par le VRS est considérée par les autorités européennes comme présentant "un intérêt majeur pour la santé publique".
Avec AFP
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