© iStock
En avril, le tribunal avait reconnu ce jeune homme de 24 ans coupable de viol lors d’une soirée survenue à l’automne 2023, tout en lui accordant la suspension du prononcé, soit une reconnaissance de culpabilité sans condamnation à une peine.
Les juges avaient justifié la décision en mettant en avant la personnalité du prévenu, décrit comme un jeune homme « talentueux et engagé » à la « carrière prometteuse ».
Le jugement avait provoqué un tollé, notamment sur les réseaux sociaux, et donné lieu à des marches de protestation à Louvain, comme ailleurs en Belgique francophone. Le parquet avait fait appel, à l’inverse du prévenu et de la victime.
Pas de peine, mais une réorientation professionnelle
Jeudi 26 février, la cour d’appel de Bruxelles, qui a examiné le dossier à huis clos afin d’éviter de nouvelles polémiques, a confirmé le jugement.
Contrairement au ministère public, elle a estimé que le jeune homme s’était montré « bienveillant » à l’égard de la victime durant la soirée, sans avoir l’intention de la violer, rapporte le média belge Le Soir.
Le jeune homme a également fait preuve d’un sens des responsabilités et n’a pas contesté sa culpabilité, reconnaissant la souffrance qu’il avait causée à la victime.
Le ministère public n’a pas réitéré sa demande initiale de trois ans de prison formulée en première instance, se limitant à requérir une suspension du prononcé assortie de conditions.
Cela n’a toutefois pas été retenu par la cour, qui a considéré le risque de récidive limité, notant que l’étudiant est engagé dans une relation stable et durable et se démarque par son action bénévole dans le social.
« Une peine n’est pas une réponse nécessaire aux faits commis dans cette affaire », peut-on lire dans l’arrêt de la cour d'appel, selon Le Soir. « Elle ne contribuerait pas à la protection de l’intérêt sociétal, mais aurait des conséquences disproportionnées et néfastes pour le prévenu et son entourage ».
Entre-temps, l’université de Louvain a imposé à l’étudiant de changer d’orientation. Il suit désormais une formation d’urgentiste.
Source:
Le Soir / La Libre