" Les possibilités sont extrêmement larges " en rhumato, pour Sophie Hecquet

Dans l'optique du choix des spé et des établissements suite aux #ECNi2020, WUD lance une série d'entretiens avec des responsables de syndicats d'internes, pour vous faire découvrir les différents DES et régions qui s'offrent à vous. Aujourd'hui, entretien avec Sophie Hecquet, présidente de l'Association des rhumatologues en formation (REF) qui défend un DES très diversifié .

What's up Doc. Pourquoi tu kiffes ta spé ?

Sophie Hecquet. Parce qu’elle est diversifiée ! La rhumatologie permet d’appréhender une large variété de pathologies. On rencontre des pathologies dégénératives comme l’arthrose, des rhumatismes inflammatoires avec la polyarthrite rhumatoïde, la spondyloarthrite, etc., des connectivités avec le lupus, la sclérodermie, des pathologies du sportif... Nos patients sont de tous âges. On soigne des enfants avec les arthrites juvéniles idiopathiques, des personnes âgées ostéoporotiques et des sujets d’âge jeune/moyen entrant dans un rhumatisme inflammatoire chronique, ou présentant une pathologie mécanique. On rencontre des affections courantes comme l’arthrose, mais également des maladies plus rares à l’interface avec la médecine interne. Notre spécialité permet d’apporter le point de vue du rhumatologue à des pathologies de diagnostic ou de prise en charge pluridisciplinaire permettant des échanges passionnants avec les autres spécialistes !

WUD. Ta spé', elle est glow up ou glow down ?

S. H. Glow up sans hésitation ! Et pour de nombreuses raisons ! La technologie se perfectionne et maintenant tous les internes de rhumatologie appréhendent l’échographie ostéo-articulaire dès le début/milieu d’internat ! L’intelligence artificielle commence à apparaitre dans les hôpitaux. Avec l’avènement des biothérapies et des thérapies ciblées, la prise en charge des rhumatismes inflammatoires chroniques a été complètement révolutionnée ! Cependant, tout n’est pas connu et la recherche est très active ! Que ce soit en immunopathologie, en épidémiologie ou dans les pathologies métaboliques et mécaniques, les possibilités en matière d’apprentissage et/ou de recherche sont extrêmement larges et combleront les futurs rhumatologues. Qu’ils se destinent à une activité de praticien ou de recherche !

" La rhumatologie est à la fois une spécialité très clinique avec une belle réflexion diagnostique et thérapeutique, mais également une spécialité technique et interventionnelle"

WUD. Une astuce pratique à donner aux futurs internes ?

S.H. Vous pouvez venir serein en rhumatologie, tout est passionnant et surtout il y a un grand esprit de compagnonnage chez les rhumatologues. Vous trouverez toujours quelqu’un pour répondre à vos questions. Et vous pouvez retrouver un guide « choisir la rhumatologie après l’iECN » sur le site de la Société française de rhumatologie et une page dédiée aux rhumatologues en formation, notre section au sein de la SFR.

WUD. Quels sont les avantages de ta spé' ?

S. H. Ils sont nombreux ! La pluralité des pathologies rencontrées comme je le disais auparavant. La rhumatologie est à la fois une spécialité très clinique avec une belle réflexion diagnostique et thérapeutique, mais également une spécialité technique et interventionnelle. Le rythme de vie est confortable, on peut faire un internat avec une formation complète tout en gardant une vie sociale épanouissante. Ce n’est pas la spécialité avec le plus grand nombre de gardes ou d’urgences vitales. Et puis, la rhumatologie peut se pratiquer autant en libéral qu'en hospitalier, mais aussi dans l’industrie pharmaceutique ou dans les cures thermales par exemple.

WUD. Inconvénient de ta spé ?

S. H. J’ai du mal à en trouver... Peut-être l’image que le grand public en a, et qui voit la rhumatologie comme une spécialité liée uniquement à la prise en charge du sujet âgé. Certes, qui fait partie bien sûr de la discipline et qui est très intéressante, mais vous le verrez en la choisissant, que l’activité est extrêmement variée !

WUD. Un cliché, une anecdote sur ta spé ?

S. H. Petite anecdote historique par exemple... C’est notamment à un rhumatologue, Philippe S. Hench, entre autres, que l’on doit la découverte des corticoïdes en 1950, qui a contribué à révolutionner la médecine !

Portrait de Mélanie Philips

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