Les médecins libéraux se disent presque autant exposés à la violence des institutions qu’à celle de leurs patients

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Un sondage de l’URPS médecins libéraux Ile-de-France, mené auprès de 160 praticiens franciliens, révèle que ceux-ci se déclarent presque autant exposés à la « violence institutionnelle », qu’aux agressions de leurs patients. 

Les médecins libéraux se disent presque autant exposés à la violence des institutions qu’à celle de leurs patients

© Midjourney x What's up Doc

 

C’est une autre lecture du ressenti des médecins face à la violence que propose l’URPS médecins libéraux d’Ile-de-France, à l’occasion du 12 mars, désormais désigné « journée européenne de sensibilisation à la violence contre les soignants »

L’association indique avoir recueilli 160 témoignages de médecins libéraux franciliens. D’après les retours, plus des trois quarts des praticiens disent être confrontés à des violences de différentes natures dans leur exercice quotidien.

Mais lorsqu’il leur est demandé quel type de violence leur semble « semble prépondérante », les réponses varient. Si 47 % des répondants disent subir principalement des violences émanant des patients, 39% parlent avant tout de « violence institutionnelle », qu’elle soit « politique » ou « administrative », sans toutefois en préciser les manifestations. 8,5% placent également la « violence sociétale » en tête. 

Un impact psychique, familial et professionnel

Selon l’URPS, ces violences, quelles qu’elles soient, ont désormais des conséquences lourdes sur la pratique médicale : 82 % des médecins interrogés jugent qu’elles ont un retentissement sur leur exercice professionnel, et 75 % sur leur vie personnelle. 

Les effets rapportés prennent différentes formes : anxiété persistante, syndromes dépressifs, épuisement professionnel, troubles du sommeil… Mais aussi des symptômes physiques comme la tachycardie, l’hypertension ou une fatigue chronique. 

Les médecins interrogés évoquent aussi des répercussions sur leur sphère privée, avec irritabilité, tensions familiales, et isolement et retentissement sur leurs proches.

D’autant que 69 % des répondants disent se sentir peu aidés ou insuffisamment accompagnés dans la gestion de ces violences. Et ce, malgré l’adoption de la loi Pradal du 9 juillet 2025 visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. 

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Dans un contexte de démographie médicale déjà tendu, l’URPS rappelle que la montée des agressions contre les médecins libéraux « est avant tout préjudiciable à la population », l’agression d’un praticien pouvant entraîner un arrêt temporaire ou définitif des consultations ou encore freiner l’installation de confrères dans certains territoires. 

Elle demande désormais la publication du décret relatif à la loi Pradal, permettant notamment aux organisations professionnelles de porter plainte pour le compte d’un médecin, le développement de formations spécifiques, une aide personnalisée pour les praticiens agressés ainsi qu’une campagne nationale de prévention sur le sujet. 

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