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« Les organisations syndicales se sont mises d’accord pour appeler à un mouvement de grève générale sur l’ensemble du territoire, à partir du 4 mai 2026 », indique la fédération nationale des industries chimiques CGT dans un communiqué.
« Stop à la destruction du service aux patients, des conditions de travail et aux salaires de misère dans les laboratoires d’analyses médicales extra-hospitaliers », exigent ces syndicats, pointant les effets de la concentration du secteur engagée il y a une quinzaine d'années.
Salaires au plus bas
Les vagues de rachats de laboratoires indépendants de proximité par de grands acteurs privés - tels que Biogroup, Eurofins, Cerballiance, Inovie, Unilabs, Synlab - ont conduit les employeurs à diminuer la masse salariale et à « économiser sur les salaires », « pour répondre aux exigences des fonds d’investissement », déplore la fédération nationale des industries chimiques CGT.
« Les trois quarts des salariés (agents d'entretien, coursiers, agents d'accueil, assistants administratifs...) sont actuellement payés au SMIC ou juste quelques euros au-dessus », alerte-t-elle, critiquant une « absence de revalorisation des salaires depuis janvier 2024 ».
Le mouvement de « financiarisation » se traduit en outre « par des charges de travail en hausse constante, des mobilités imposées, des suppressions de postes, des politiques managériales déplorables », selon le communiqué.
Les médecins qui dirigent les laboratoires de biologie médicale de ville avaient fait grève à l'automne 2024 contre des baisses de tarifs des actes réglementés et remboursés aux patients, décidées à l'époque par l'Assurance maladie pour faire des économies.
Un accord avait été conclu fin 2024 avec l'Assurance maladie actant une stabilité des tarifs des actes de biologie sur les années 2025 et 2026, associée à des ajustements ponctuels à la hausse (+ 1,75 %) sur certaines analyses.
Avec AFP