On parle de plus en plus de l'hypnose utilisée en intervention chirurgicale : pour remplacer l’anesthésie générale, elle permettrait notamment un rétablissement plus rapide du patient.
Mais concrètement, comment ça marche ?
Le Dr Stéphane Charré, anesthésiste-réanimateur et formateur chez Emergences, nous explique. "Pour une intervention chirurgicale, c’est simple. Dès les premières consultations, le chirurgien propose l’hypnose au patient. Par la suite, lorsqu’il vient voir l’anesthésiste, c’est à lui d’en parler. S’il n’évoque pas le sujet, on n’en parle plus". C’est donc au patient d’en faire explicitement la demande.
Ensuite, pour l’opération, tout est fait comme si on se préparait à une anesthésie générale : "le patient vient a jeun, le matériel nécessaire est à portée de main, et les médicaments sont prêts. Pendant l’opération, si le patient nous fait le signe convenu ensemble au préalable, nous passons à une anesthésie générale". Le passage à une AG arrive rarement avant l'intervention mais un peu plus pendant : "il y a un inconfort qui survient pendant l'opération, mais cela est très court : lorsque le patient est briefé sur cet inconfort passager, il l'accepte la plupart du temps sans passer par l'AG". Et s'il choisit finalement cette dernière option en cours d'opération, les médicaments pourront être injecté à moins forte dose. Ainsi le patient se remettra plus facilement de l'opération.
Source:
Cécile Lienhard
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