© IStock
Cette expérimentation entend permettre à certains médicaments de bénéficier, dans une indication donnée, d'une prise en charge par l'Assurance Maladie dès la publication de l'avis de la HAS et pour une durée d'un an, a précisé le ministère par communiqué, après la publication dimanche d'un décret au Journal officiel.
Les patients pourront ainsi bénéficier d'un accès anticipé, sans attendre la finalisation de l'ensemble des formalités permettant l'accès officiel au marché, en particulier la négociation des prix.
Complémentaire du dispositif d'accès précoce existant, cette expérimentation vise tous les médicaments jugés innovants par la HAS mais non éligibles à l'accès précoce, est-il ajouté.
"Ainsi, sont concernés les médicaments hospitaliers innovants et onéreux éligibles à la liste dite “en sus” ou les médicaments de ville non remboursés par ailleurs, dès lors que leur évaluation par la HAS reconnaît un niveau de service médical rendu important et une amélioration de ce service médical rendu", précise le communiqué.
Les patients pourront bénéficier plus rapidement des médicaments reconnus comme innovants par la HAS
Ce faisant, "les patients pourront bénéficier plus rapidement des médicaments reconnus comme innovants par la HAS et qui ont démontré leur efficacité et leur sécurité lors d'essais cliniques rigoureux", assure le ministère.
Les résultats de l'expérimentation contribueront à évaluer la pertinence d'une éventuelle généralisation en 2025.
Cette annonce survient après qu'un certain nombre de voix, parmi les professionnels de santé et associations de patients, ont récemment critiqué en France les interdictions d'accès opposées à certains traitements contre le cancer ou les procédures d'autorisation de mise sur le marché, jugées trop rigides, pour les traitements contre certaines maladies rares et très dégénératives.
Ces voix avaient notamment reproché à la HAS d'être trop frileuse, alors que certains traitements avaient déjà reçu un feu vert des agences sanitaires américaines et européennes.
"Très attendue", la décision d'expérimenter l'accès direct "s’inscrit dans la volonté du président de la République et du gouvernement de garantir à l’ensemble de nos concitoyens une prise en charge médicale plus rapide et efficace", selon le communiqué du ministre.
Avec AFP
A voir aussi
Désogestrel et méningiome : pas d’arrêt brutal ni d’IRM systématique, rassure le CNGOF
Bronchiolite : avec l'arrivée d'Enflonsia, trois options pour protéger les bébés cette saison
Sanofi va toucher 400 millions d’euros d’aide publique allemande pour maintenir sa production d’insuline
Désogestrel et méningiome : 1,6 million de patientes alertées, 90 000 médecins aussi
La Consult’ de Fabien Vinckier : « Il y a un côté très ludique à la recherche : essayer de craquer le code, essayer de comprendre vraiment ce qui se passe »
L'ANSM poursuit son offensive contre les peptides vendus en ligne, un nouveau produit interdit
Drépanocytose : au Sénégal, un générique local d'hydroxyurée suscite l'espoir des patients
Cancer du pancréas : les USA approuvent le daraxonrasib, le traitement qui double la survie des patients
Paracétamol, amoxicilline, lévothyroxine… Ces médicaments qui pourraient se conserver plus longtemps pour limiter le gaspillage