La région Paca donne l'exemple : 6 millions d'euros pour les urgences

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), a annoncé qu’il débloquerait 6 millions d’euros à destination des urgences. Il fait trois propositions.
 

Alors que l’État semble un peu paralysé pour mettre en place des solutions à court terme afin de traiter la crise des urgences, la région Paca se lance. Son président, Renaud Muselier (urgentiste de formation), a annoncé le 11 juin un plan contenant trois propositions et 6 millions d’euros pour soulager les services d’urgences de son territoire.
 
En commençant par la fin, la troisième proposition rejoint l’annonce de la ministre de la Santé concernant la modernisation des bâtiments. Il entend en effet allouer une enveloppe directement aux structures d’urgences pour « accompagner les établissements publics dans la restructuration de leurs sites ». Une partie de ce budget est notamment destiné à la rénovation des salles d’attentes.

Soigner les symptômes

Pour faciliter le travail des personnels, Renaud Muselier compte aussi renforcer les équipes de soignants. Mais pas de manière classique. Il souhaite que soit financée la formation d’infirmiers de pratiques avancées pour « renforcer les services d’urgence des territoires ». Il espère ainsi pallier une partie du manque de médecins par la délégation de tâches.
 
Enfin, Renaud Muselier vise à bannir la « bobologie » des services d’urgences. « Si les urgences vont si mal, c’est parce que nos hôpitaux subissent de plein fouet les défaillances de notre système de santé », a expliqué Renaud Muselier. Pour les désengorger, une bonne partie des six millions d’euros devraient être consacrés au financement de maisons médicales de gardes adossées aux urgences, qui récupèreraient ce flux de patients non désirés.
 
« Je ne peux rester insensible à ce que signifie ce grand mouvement national », a notamment souligné Renaud Muselier à propos de la grève qui secoue les urgences. « Il nous montre que la situation dans les urgences n’est plus tenable […]. Ça ne peut plus durer ! »
 

Portrait de La rédaction

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