La majorité des maîtres de stage toujours pas payée par les facs !!

Comme l’an dernier, malheureusement, les maitres de stages universitaires en médecine générale accusent des retards de paiement

« La situation est négative dans toutes les facultés. Seulement 4 facultés ont payé leurs maitres de stage sur 18 », se désole le Dr Anas Taha, président du syndicat national des enseignants en médecine générale (SNEMG). Il s’appuie, pour ce faire, sur les résultats provisoires d’un sondage lancé par son syndicat auprès des MSU dans les 35 facultés en France, qui porte sur le paiement du dernier semestre (novembre 2018 avril 2019). En toute logique, le paiement aurait dû intervenir au pire fin juin. Fin juillet, la majorité des MSU n’a toujours pas été payée. « Cette situation n’est pas nouvelle. Le paiement des maitres de stage suit un circuit qui est assez compliqué dans un premier temps et dans un deuxième temps, il n’y au aucune priorisation de cette rémunération, du point de vue de la loi ou des ressources humaines. Les services administratifs sont débordés », explique le Dr Anas Taha. Cette année, comme pour ne rien arranger, le nouveau statut de maitre de stage complexifie encore leur rémunération. « C’est une nouvelle rémunération par salaire et ces dossiers n’ont pas été priorisés, pourtant nous n’avons eu de cesse de communiquer là-dessus », ajoute le Dr Anas Taha. 

Poitou Charentes au bord du mouvement social

Cette situation est particulièrement mal vécue en Poitou-Charentes, qui compte 333 MSU pour les internes, et 82 pour les externes. D’autant que c’est la deuxième année que ce problème de rémunération survient : « L’an dernier quand nous n’avons pas été payés en juillet nous avons menacé de faire grève. Si nous ne sommes pas payés en août, nous pourrons entamer des actions, comme une grève d’un jour », explique le Dr Anne-Laure Navarette-sheintz, présidente du collège des médecins généralistes enseignants de Poitou Charentes. Les démarches auprès des autorités de tutelle n’ont pour le moment rien donné. L’ARS a été alertée, mais n’a pas apporté de réponses satisfaisantes. Quant au doyen, il a promis une rémunération en octobre. « Nous avons haussé le ton et il nous a alors précisé que nous serions payés quand les services ré-ouvriront », ajoute Anne-Laure Navarette-sheintz. À l’échelle nationale, le Dr Anas Taha va solliciter un rendez-vous auprès du ministère, si la situation ne se débloque pas. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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