Internat : Plus de postes ouverts !

Et les gagnants sont…

Un arrêté a été publié au Journal officiel samedi 18 août. Il vient modifier l’arrêté du 17 juillet fixant pour l’année universitaire 2018-2019 le nombre d’internes. Les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur proposent cinq postes supplémentaires.

 

Un arrêté pris le 14 août a été publié samedi dernier. Il ajuste le nombre de postes en internat pour l’année 2018. De 8 407, nous passons à 8 412, hors contrats d'engagement de service public (CESP). Ils restent quant à eux au nombre de 210. C’est donc cinq nouveaux postes qui sont ouverts.

 

À Nantes, on s’arrange

 

Et les gagnants sont… les futurs internes de chirurgie thoracique et cardiovasculaire ! La spécialité gagne cinq postes, dans les villes de Pointe-à-Pitre, Rennes, Bordeaux, Toulouse et Marseille. Chacune gagne un poste, alors qu’aucun n’interne n’y était prévu. Seule Pointe-à-Pitre était déjà dotée d’un poste.

 

La neurochirurgie gagne également un poste, au sein du CHU de Nantes, portant le nombre total d’internes à pouvoir dans la spécialité à 25 sur l’ensemble des centres hospitaliers français. La chirurgie pédiatrique, quant à elle, perd un poste, également dans la ville de Nantes. Un arrangement inter-CHU, donc.

 

Plus de 9 000 postes en 2022

 

Deux autres changements ont été opérés, dans les spécialités d’ophtalmologie et de médecine légale. Marseille donne un poste d’ophtalmo à Strasbourg et Brest perd un poste en médecine légale au profit de Rennes. Entre bretons, les comptes sont bons. Au total, les ajustements s’équilibrent et l’augmentation n’est donc que de 4,1%.

 

L’arrêté projette également la répartition des postes par villes et spécialités pour les années futures. En 2019, les institutions prévoient 8 627 internes, 8 597 en 2020, 8 738 en 2021 et 9 154 en 2022. Des estimations qui prennent en compte les postes en CESP. « Ces données seront actualisées chaque année », rappelle tout de même l’arrêté.

 

Un forcing pour faire tourner les services ?

 

Pour Maxence Pithon, président de l’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (Isnar-IMG) interrogé par What’s up Doc, pas de panique quant à la stagnation du nombre d’internes en médecine générale : « On en pouvait pas en accueillir plus car les capacités d’accueil ne sont pas au rendez-vous. L’augmentation des postes se fera progressivement, sur plusieurs années ».

 

Pas suffisamment de maîtres de stage, pour le président de l’Isnar-IMG, qui aimerait accueillir plus d’internes en MG. Pour les autres spécialités, « on espère que ce n’est pas un forcing pour faire tourner les services, alors qu’il n’y aurait pas la capacité de bien former les internes », ajoute Maxence Pithon.

 

Pas assez d’internes, corrige l’Isni

 

Contactée par WUD, l’Intersyndicale nationale des internes (Isni) est satisfaite et explique qu’elle s’est fait le relais de cette demande d’augmentation en chirurgie thoracique et cardiovasculaire. « La répartition des postes n’étaient pas en adéquation avec la capacité de formation », déclare Jean-baptiste Bonnet, président de l’Isni. Des services en capacité de former, mais qui manquaient d’internes, donc.

 

Mais « ce n’est pas non plus avec cinq postes qu’on résout le problème », tempère-t-il. L’Isni espérait également une augmentation des postes en dermatologie ou en pédiatrie. « Un problème de volume », cette fois-ci. La procédure de choix définitive interviendra à partir du mardi 4 septembre prochain, à 8h30. Elle s’étalera jusqu’au 26 septembre inclus. Faites le bon choix !

Source: 

Thomas Moysan

Portrait de Thomas Moysan

 

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