© IStock
Ces saignements "peuvent être considérés comme un effet indésirable potentiel des vaccins" de Pfizer et Moderna, selon cette conclusion rapportée par l'Agence nationale du médicament (ANSM). Ces effets seront désormais ajoutés dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices de ces deux vaccins.
Les troubles menstruels déclarés après la vaccination par un vaccin à ARNm, soit ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, faisaient l'objet d'une surveillance attentive au niveau national et européen depuis leur détection.
De multiples témoignages évoquaient l'apparition de troubles après une vaccination anti-Covid, mais les autorités sanitaires n'avaient pour l'heure pas établi de lien de cause à effet.
Les troubles menstruels déclarés concernent majoritairement des modifications de la durée et l’intensité des saignements associés ou non à des douleurs
En juillet, les femmes concernées avaient notamment été invitées par l'ANSM à les déclarer.
L’agence du médicament rappelle avoir porté au niveau européen l'ensemble des données recueillies par le dispositif de pharmacovigilance français et les résultats des analyses réalisées.
Entre juillet et septembre 2022, 2 952 cas de troubles menstruels ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty (Pfizer/BioNTech), et 515 avec le vaccin Spikevax (Moderna). La majorité de ces déclarations ont été réalisées directement par les patientes. Certaines déclarations rapportent des événements très antérieurs, pouvant dater jusqu’au printemps 2021.
Les troubles menstruels déclarés concernent majoritairement des modifications de la durée et l’intensité des saignements associés ou non à des douleurs. Ils sont le plus souvent "non graves" et transitoires, précise l'ANSM. Chez certaines patientes, on observe toutefois une persistance possible de ces effets autour de 6 mois.
Une analyse plus précise de ces cas se poursuit, précise l'ANSM.
Avec AFP
A voir aussi
Les poids lourds de l'industrie pharmaceutique française quittent le plus grand syndicat représentatif
Les consommateurs de médicaments anti-obésité reprennent leur poids quatre fois plus vite qu'après un régime
Ozempic, Wegovy... Sécurité confirmée pour les antidiabétiques et anti-obésité aGLP-1, mais encore des accidents liés au mésusage
Pénurie de psychotropes : l'approvisionnement reprend enfin pour la rispéridone
Stéphanie Rist : « Il est encore temps de se faire vacciner contre la grippe »
Fin d'année contrastée pour Sanofi : acquisition stratégique dans les vaccins, mais revers sur la sclérose en plaque
Traitement contre l'obésité : la star Wegovy bientôt adaptée en comprimé