Hospices Civils de Lyon : champions sur la durée

Lyon sacré CHU préféré des jeunes médecins sur les trois dernières années

Si les Lyonnais ont été doublés par les Nantais au classement 2015-2016 des CHU les plus prisés par les jeunes médecins, ils restent premiers sur la période 2013-2016. Un bon résultat qui ne surprend pas les rhodaniens.

 

Entre 2013 et 2016, le rang moyen aux ECN des internes qui ont choisi de se former à Lyon était de 3 019. C’est 75 places de mieux que Nantes, et 262 de mieux que Montpellier-Nîmes. Les Hospices Civils de Lyon (HCL) décrochent donc la palme toutes catégories du CHU le plus attractif aux yeux des jeunes médecins.

Alors, les HCL, meilleur CHU de France ? Pas vraiment. « Pour moi, c’est clair, ce n’est pas nous, c’est la ville », confesse volontiers le Pr Yves François, vice-président de la CME. Il est vrai que Lyon ne manque pas de charmes. Clément Dondé, interne en psychiatrie, les énumère : « les loyers sont intéressants, on peut tout faire sur les plans sportif et culturel, la mer et la montagne ne sont pas très loin » Bref, une ville agréable à vivre, que l’on soit interne ou non.

Diversité

Mais bien sûr, la géographie ne fait pas tout. A en croire les gens du cru, l’attractivité du CHU de Lyon serait aussi une question de taille. « Pour une spécialité donnée, dans les petits CHU, vous n’avez qu’un service, et peu de surspécialités », remarque Yves François. « Alors qu’à Lyon, en chirurgie digestive par exemple, il y a quatre services. Certes, à Paris, il y en a 20, mais la vie y est plus difficile ».

Lyon est donc capable d’offrir aux internes une grande diversité de choix de stages. Clément remarque que dans sa spécialité, la formation est très complète. « C’est varié au niveau des outils de soins », indique-t-il, « mais aussi au niveau des approches théoriques : il y a des services très orientés psychanalyse, très neurobiologie, très thérapies comportementales… »

A ce sujet, Thomas Pipard, interne de médecine générale, tient à souligner qu’il ne faut pas se focaliser sur le CHU lui-même. « En médecine générale, nous n’avons qu’un stage obligatoire en CHU, et un interne sur deux demande une dérogation ». L’attractivité de Lyon tient donc aussi à la variété des terrains de stage que la région peut offrir, aussi bien en ambulatoire que dans les hôpitaux périphériques.

Capacités de formation

Mais tout n’est pas rose dans la capitale des Gaules. Thomas s’inquiète notamment pour les capacités de formation. « Alors que les promotions sont de plus en plus grandes, il n’y a pas plus de chefs de clinique, de maîtres de conférence ou de professeurs », note-t-il. Une tendance qui rend aussi d’après lui la recherche de terrain de stages de plus en plus difficile, notamment en ambulatoire.

Malgré ces ombres au tableau, Lyon reste attractif, et la devise des internes semble y être « j’y suis, j’y reste »« Je suis lyonnais : si je peux y rester, tant mieux », avoue Clément. Quant à Thomas, il va s’installer dans trois mois… dans la périphérie de la ville.

Source: 

Adrien Renaud

Portrait de La rédaction

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