A Gaza les soignants manifestent pour que le blocus israélien sur le matériel médical soit levé

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Des dizaines de soignants ont circulé hier à bord d'ambulances le long de la barrière frontalière entre la bande de Gaza et Israël pour protester contre les entraves israéliennes à l'importation d'équipement médical dans ce territoire palestinien, selon des journalistes de l'AFP.

A Gaza les soignants manifestent pour que le blocus israélien sur le matériel médical soit levé

© IStock 

Israël, qui impose un strict blocus sur la bande de Gaza depuis la prise de pouvoir du mouvement islamiste Hamas en 2007, y interdit l'entrée de nombreuses marchandises qu'il estime pouvoir être détournées à des fins guerrières.

Parmi ces marchandises figure du matériel destiné aux hôpitaux, comme des scanners car "au-delà de leur usage civil, des entités terroristes peuvent les utiliser à des fins militaires", a affirmé à l'AFP le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

"Empêcher l'entrée de matériel médical signifie la mort à petit feu des patients de Gaza", pouvait-on lire hier sur une banderole en arabe, anglais et hébreu apposée sur le capot d'une ambulance.

Quelque 25 véhicules, avec à leur bord des dizaines de soignants, ont longé la barrière israélienne ultra-sécurisée qui sépare le territoire palestinien d'Israël

Quelque 25 véhicules, avec à leur bord des dizaines de soignants, ont longé la barrière israélienne ultra-sécurisée qui sépare le territoire palestinien d'Israël, ont constaté les journalistes de l'AFP.

"L'occupation israélienne renforce sa mainmise sur le matériel médical et entrave l'acheminement jusque dans des hôpitaux, ce qui accroît la souffrance des patients", a dénoncé hier le porte-parole du ministère de la Santé du Hamas, Ashraf Al-Qodra.

"Le Hamas et d'autres organisations terroristes dans la bande de Gaza profitent systématiquement et cyniquement du transport civil et humanitaire d'équipement et de biens pour servir des objectifs terroristes", a affirmé le Cogat à l'AFP, ajoutant avoir approuvé l'envoi de "dizaines de scanners" en 2022.

La bande de Gaza, mince territoire miné par la pauvreté et les guerres, compte 2,3 millions d'habitants.

Avec AFP

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