Exercice mixte ville/hôpital : l'AP-HP embauche 36 médecins

36 médecins à temps partagé supplémentaires (23 spécialistes et 13 généralistes) seront accueillis par l’AP-HP et des structures de ville à compter du 1er novembre.

L’AP-HP et des structures de ville accueilleront, à compter du 1er novembre, 36 médecins à temps partagé supplémentaires (23 spécialistes et 13 généralistes), dans le cadre des appels à candidature lancés par l’ARS Île-de-France pour la période 2019-2021. Ils s’ajoutent aux douze dossiers de recrutement d’assistants spécialistes à temps partagé du premier appel à candidature pour la période 2018-2020.
 
Au total, c’est donc 48 médecins de l’AP-HP qui auront à partir de novembre un exercice mixte ville / hôpital. Recrutés pour deux ans, ils partageront leur temps entre un hôpital de l’AP-HP et des consultations dans un centre de santé, une maison de santé pluri-professionnelle ou un cabinet libéral.

Activités d’enseignement et de recherche

L’AP-HP se félicite dans un communiqué de jouer « pleinement son rôle de centre hospitalo-universitaire » puisqu’ils pourront, en plus de leurs missions cliniques, « participer à des activités d’enseignement et de recherche, y compris au sein de la structure partenaire de médecine de ville ».
 
Ces postes sont financés pour leur partie hospitalière par l’ARS Île-de-France pour la période 2019-2021. L’ARS a en effet retenu l’AP-HP comme hôpital partenaire pour 70 % des nouveaux médecins à temps partagé.
 
Comment tout cela va-t-il se dérouler concrètement ? Les 23 spécialistes seront accueillis dans 19 structures de ville et neuf hôpitaux de l’AP-HP. Trois hôpitaux (Bichat, Lariboisière et Robert-Debré) ont chacun quatre postes, dans le cadre de cet appel à candidatures lancé par l’ARS Île-de-France. Cela atteste donc du « travail de maillage territorial effectué depuis plusieurs années par ces établissements », précise le communiqué.

17 disciplines différentes 

Ils pourront intervenir dans 17 disciplines différentes, comme la dermatologie, l’endocrinologie, la gynécologie-obstétrique, l’hépato-gastro-entérologie, la neurologie, la pédiatrie, la psychiatrie, et la rhumatologie. Des disciplines « particulièrement confrontées au défi de la prise en charge de patients atteints de maladie chronique dont la qualité de la prise en charge dépend fortement d’une bonne articulation entre les professionnels de santé de ville et l’hôpital », rappelle l’AP-HP.

Quant aux 13 généralistes, ils seront accueillis dans 11 structures de ville et neuf hôpitaux de l’AP-HP, dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure « 400 postes de médecins généralistes dans les territoires prioritaires », suite à cet appel à candidatures de l’ARS Île-de-France. Le premier volet de ce dispositif consiste en effet à créer des postes à temps partagé entre un établissement de santé public ou privé et une structure de soins ambulatoire.

L’AP-HP souhaite ainsi « contribuer au renforcement de l’attractivité de la région Ile-de-France pour les médecins généralistes en permettant à ceux qui le souhaitent de poursuivre une activité à l’hôpital tout en participant à un cabinet de ville, un centre, une maison ou un pôle de santé. »
 
L’objectif est aussi de « faciliter l’adressage de patients vers les services hospitaliers en renforçant la connaissance mutuelle des équipes et en facilitant aux généralistes un accès direct pour leurs patients au bon spécialiste hospitalier. »

Portrait de Julien Moschetti

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