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Au total, 315 000 salariés travaillent dans les établissements hospitaliers privés, soit trois fois moins que dans le public. Ceux-ci sont répartis équitablement entre privé lucratif et non lucratif, mais les modes d'organisations diffèrent fortement selon le secteur.
La logique de groupe est très marquée dans le privé lucratif, où les groupes rassemblent 96 % des effectifs hospitaliers et 90 % des cliniques. À l'inverse, les structures indépendantes sont plus fréquentes dans le privé non lucratif.
Contrairement à l’image de grands groupes très puissants, la plupart de petite ou moyenne taille, notent les services statistiques. Dans le privé lucratif, la moitié des groupes emploient moins de 250 salariés, et 72 % sont implantés dans une seule région.
Seuls neuf groupes dépassent le seuil des 5 000 salariés, tous multi-régionaux, dont trois avec une tête de groupe située à l’étranger.
Domination nette en chirurgie
Autre enseignement clé : plus de la moitié des salariés des groupes privés travaillent hors du périmètre purement hospitalier. Les groupes privés emploient ainsi 441 000 salariés au total, mais seulement 190 000 dans des établissements hospitaliers.
Ces activités annexes sont dominées par le médico-social, notamment les Ehpad (61 % des effectifs), l’action sociale sans hébergement, les laboratoires d’analyses médicales, la formation des professionnels de santé, ainsi que les fonctions supports (immobilier, gestion, administration).
Enfin, l’étude met en évidence le poids des groupes privés dans certaines spécialités : 177 groupes concentrent 40 % des lits de chirurgie complète et 59 % des places de chirurgie ambulatoire, mais aussi 32 % des lits et 39 % des places en soins médicaux et de réadaptation.
Les neuf plus grands groupes détiennent à eux seuls plus de la moitié des capacités privées en chirurgie, médecine, soins de réadaptation, psychiatrie et hospitalisation à domicile.
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