ECNi : tout est bien qui finit bien

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants

Les ECNi (Epreuves classantes nationales informatisées) se sont terminées mercredi dernier.  Bilan d'une semaine où les D4 se sont retrouvés sous le feu des projecteurs. 

 

Ca y est, les ECNi, c’est fini. Twitter retrouve son calme et les étudiants de sixième année peuvent enfin regarder l’Euro sans culpabiliser. Aucun problème majeur n’a été rapporté pendant ces trois jours d’épreuves.

Philippe Touzy, chef du Département concours-autorisation d’exercice, mobilité-développement professionnel du Centre National de Gestion (CNG), n'est pas peu fier. Lors d'un point organisé mercredi dans les locaux du centre, ce fonctionnaire a attribué la réussite des épreuves à rien de moins que la mise en place d'« une logistique sans précédent ». 

Petits couacs sans grand impact

Et lorsque l’on évoque les deux petits ratés qui ont alimenté les potins sur la toile ces derniers jours, Philippe Touzy plaide coupable. 

Pour rappel, un premier incident avait soulevé l’indignation des D4. Les informations personnelles d’un patient n’avaient en effet pas été retirées de l'énoncé d'un des sujets. « Le cas du patient non anonymisé n’aurait pas dû arriver, malgré tout, cela reste un risque lorsque l’on parle de l’organisation d’un évènement de cette ampleur », se défend le responsable du département. « Toutes nos excuses doivent être présentées à ce patient qui a été prévenu » 

Le cas de l’épreuve de DCP (Dossier clinique progressif) reste quant à lui encore un peu flou. Un sujet concernant un patient atteint de myélome avait apparemment été posé quelques mois plus tôt à l’université de Lyon. « On nous a en effet remonté que le sujet avait déjà été posé au cours de l’année universitaire », déclare Philippe Touzy. Mercredi en fin de journée, le mystère restait encore entier. « Il est important de préciser que nous sommes dans un enjeu de correction », précise-t-il. « Une possibilité pourrait être de neutraliser la question », suggère le responsable, mais aucune annulation de l’épreuve n’est actuellement envisagée. 

Par ailleurs, plusieurs petits incidents sont venus pimenter les examens. Une intrusion informatique à Angers, une alerte incendie à Lille ont mis les nerfs des étudiants à rude épreuve. M. Touzy salue malgré tout le « comportement exemplaire des étudiants » qui ont « joué le jeu et n’ont pas communiqué entre eux ». 

Visite ministérielle

En marge des épreuves, la ministre de la santé, Marisol Touraine s’est rendue au CNG mercredi pour faire un point sur la situation. Elle a constaté, satisfaite, qu’aucun incident majeur n’était venu émailler les trois jours d’épreuves. 

Un constat rassurant, sous forme de mise à l’épreuve, comme l’explique Philippe Touzy : « Nous avons les internes en odontologie et en pharmacie qui nous demandent également une informatisation de leurs épreuves ». D’après le chef du département, la tendance serait à l’harmonisation des concours et l’élimination progressive des tests papiers.

Carabins-cobayes, félicitations, vous avez passé l’épreuve du feu avec succès ! Et la chance vous sourit, le soleil fait son retour. On se revoit après vos vacances !

Source: 

Johana Hallmann

Portrait de La rédaction

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