ECNi : L’ANEMF veut les remplacer par un algorithme

Alors, ca matche ?

L’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) a publié les résultats de sa concertation sur le devenir du deuxième cycle des études de médecine. Parmi ses propositions, la suppression des ECNi et son remplacement par un algorithme de matching.

Vous rêviez de passer votre fin d’externat les yeux rivés sur Tinder, à la recherche du prince charmant, mais vous êtes plongés dans l’étude de vos référentiels ? L’ANEMF a trouvé un bon compromis. L’association représentative des étudiants en médecine a imaginé dans ses propositions un système original, qui ferait presque penser à l’application de rencontres bien connue chez les 18-24 ans.

Le sujet est pourtant très sérieux : l’ANEMF souhaite mettre fin aux éternelles épreuves classantes nationales informatisées (ECNi). Selon son étude, 72,4 % des étudiants interrogés jugent ne pas pouvoir s’investir en stage autant qu’ils le voudraient. Un « désinvestissement » dû à « l’effet pervers » des ECNi. Les étudiants interrogés demandent la prise en compte d’une « pluralité de critères dans la régulation », et veulent « limiter l’effet ‘couperet’ d’un mode de régulation ponctuel et psychologiquement délétère », peut-on lire dans le dossier de presse.

Un « système de matching entre un étudiant et un poste d’interne »

Pour remplacer les épreuves actuelles et la répartition par internat via le logiciel CELINE et son fameux amphi de garnison virtuel, l’ANEMF propose un « système de matching entre un étudiant et un poste d’interne, se basant sur trois critères : connaissances, compétences, parcours. » Pour l’association, il faudrait tout de même pondérer les résultats en fonction de l’évaluation des connaissances théoriques.

Fin 2017, le Pr Jean-Luc Dubois-Randé, président de la Conférence des doyens de faculté de médecine et Quentin Hennion-Imbault, ancien vice-président de l’ANEMF, devront rendre un rapport au gouvernement « pour une reforme en profondeur du deuxième cycle des études de médecine. » Le Tinder classant sera peut-être au rendez-vous de leurs propositions…

Source: 

Thomas Moysan

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