Devenir mère tout en remplacant

En moyenne, les femmes médecins remplacent 2,7 ans¹ après l'internat ou après une période hospitalière de 2 ans. Ce décalage dans l'entrée de la vie professionnelle est-il une force ou une contrainte si l'on veut tomber enceinte ?

Le remplacement médical, plus encore que les autres, est probablement une période professionnelle sensible où l’anticipation compte énormément pour bien vivre sa grossesse.

S’engager pour remplacer alors que l’on se sait déjà enceinte à un terme avancé peut toujours représenter un risque de ne pouvoir honorer pleinement son contrat. Il faut donc être prudente dans ses engagements.

 

Mais en s’organisant à l’avance, le remplacement a l’avantage d’être plus malléable que l’exercice libéral installé.

Cécile, gynéco-obstétricienne de 33 ans et mère de 2 enfants, voit clairement un avantage financier à être remplaçante « free-lance » plutôt qu’installée en libéral. Elle s’explique : « Comme je remplaçais, je n'avais aucune charge liée au cabinet (ni loyer, ni électricité, ni assurances…) ! Comme libérale installée, j’aurais dû payer minimum 4 000 €/mois là où je comptais bosser. Or la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ne me versait que 8 000 € environ pour tout le congé mat’. Comment aurais-je pu couvrir mes charges ? J’ai donc avancé mon projet de grossesse pendant mes remplas avant de signer pour l'installation. »

Source: 

¹Atlas de la démographie médicale en France, CNOM, 2013.

Portrait de La rédaction
article du WUD 13

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