Des heures sup’ pour les internes ?

Ils sont fous, à l’Isni

L’Isni repart à la charge sur le temps de travail des internes. Elle demande qu’ils soient traités de la même manière que les PH, à savoir que leurs heures supplémentaires soient volontaires, et rémunérées.

Que les internes qui ne dépassent pas les 48 heures de travail hebdomadaire lèvent la main ! Personne ? Monsieur, au fond, peut-être ? Non, 48 heures par jour, c’est pas possible, merci pour votre participation...

D’après une enquête de l’Isni datant de 2017, à peine un quart des internes respectent ce temps de travail imposé par un décret datant de 2015, et près d’un tiers passent plus de 61 heures à l’hôpital chaque semaine.

TTA, le retour

Alors que le Dr Donata Marra a rendu son rapport sur les risques psychosociaux des étudiants en santé, Agnès Buzyn a rouvert le débat des 48 heures, et annoncé sa volonté de les faire respecter, comme Marisol Touraine l’avait fait avant elle – sans suite.

Dans un communiqué publié mardi, l’Intersyndicale nationale des internes (Isni) demande que la proposition de cette dernière, faite en novembre 2016, soit mise en application : les heures travaillées au-delà des 48 heures hebdomadaires seraient alors considérées comme du temps de travail additionnel (TTA), régies par un mécanisme basé sur le volontariat, et rémunérées en conséquence.

Get Rich or Die Tryin'

La proposition de Marisol Touraine était la suivante : au-delà des neuf demi-journées hebdomadaires règlementaires (huit de stage, une de temps universitaire), les heures supplémentaires seraient rémunérées à hauteur de 65 euros la demi-garde, et 130 euros la garde complète. Le tout, dans une limite de 15 demi-journées par trimestre.

Qui sont les plus concernés ? « La quasi-totalité des services de chirurgie et des services dits à garde (cardiologie, néphrologie, hépatologie-gastro-entérologie) », estime l’Insi, qui rappelle que des efforts ont été consentis dans les services d’urgences et de réa (sic!).

« Nous avons mis 15 ans à faire respecter le repos de garde, nous ne voulons pas attendre autant », explique l’Isni dans son communiqué. La balle est dans le camp d’Agnès Buzyn. A la remise du rapport de Donata Marra, la ministre avait annoncé sa « volonté forte de ramener le temps de travail dans les normes de la règlementation ». Il va falloir sortir le carnet de chèques… encore !

Crédit photo : Editions Albert René/Goscinny - Uderzo

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

Les ingrédients de la formation in situ
utiliser son compte personnalisé pour des résultats mieux présentés

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.