Clichés d’externes : « La spécialité que je ne ferai jamais »

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« Alors ? Quelle spécialité tu veux faire ? » À quel étudiant en médecine n’a-t-on pas — bien trop — posé cette question ? Aux dîners de famille, entre amis, en stage à l’hôpital. Pourtant, bien souvent, les externes savent surtout quelles spécialités ils ne veulent pas faire. Entre images négatives, manque d’exposition et aspirations personnelles, le choix se construit aussi par rejet. Nous sommes allés à la rencontre de trois étudiantes en médecine — Isis, Salwa et Tanya — pour comprendre ce qui motive ces refus.

Clichés d’externes : « La spécialité que je ne ferai jamais »

© DR.

Sans grande surprise, parmi les spécialités les plus redoutées figurent celles qui se regroupent… en bas du classement. Les deux spécialités les moins choisies à l’issue des EDN, la médecine du travail et la santé publique, recueillent ainsi un « non catégorique » plusieurs fois répété. Les urgences non plus n’ont pas tellement bonne presse. Mais pourquoi ces spécialités sont-elles, d’emblée, laissées de côté ?

Médecine du travail : prévention, paperasse et flou identitaire

Pour Isis, qui se projette en anesthésie-réanimation, l’attrait pour la médecine de l’aigu est central.

Son rejet de la médecine du travail tient avant tout à une incompatibilité avec sa vision du métier qui est de guérir plutôt que de prévenir, de traiter plutôt que d’accompagner. 
L’idée de ne pas prescrire d

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