Choix de postes des internes : en Auvergne-Rhône-Alpes comme à Paris, c’est la M… !!!

La procédure de choix de stages a connu de gros ratés en Auvergne-Rhône-Alpes : modifications unilatérales des postes offerts par l'ARS, publication tardive des listes...

Il n’y a pas qu’en Ile-de-France où la procédure de choix des internes pour le semestre d’hiver se passe mal. En Auvergne-Rhône-Alpes, aussi, ça merde. A tel point que la fédération Auvergne Rhône-Alpes des internes de médecine générale (FARA-IMG) a décidé de publier un communiqué groupé, pour dénoncer des « défaillances communicationnelles et organisationnelles de la part de l’ARS de la région Auvergne Rhône Alpes ».

Et de poursuivre : « Lors de la création des listes de choix de stages pour les différentes promotions d’internes des quatre subdivisions, les syndicats d’internes représentatifs ont été stupéfaits du manque de considération porté par le directeur général de l’ARS au travail réalisé en amont ». Pêle-mêle, les syndicats dénoncent la publication tardive des listes des choix, la non-prise en compte des propositions faites par les syndicats lors des différentes commissions d’ouverture de poste (COP).

Modifs à la dernière minute

Joint par WUD, Albane Landes, présidente du Sarha, fait état de modifications de postes à la dernière minute, à Clermont-Ferrand : « Dans une spécialité , il était prévu d’avoir 6 postes en CHU et 4 dans un autre CH. Au final, l’ARS en a placé 5 dans les deux établissements de santé sans que nous en ayons été informés. » Mais c’est à Lyon que la situation, de l’avis de tous, a été la plus problématique. « La R3C n’a pas du tout été anticipé, explique Quentin Del Valle, président du SyReL-IMG. Les stages en gynécologie et en pédiatrie sont devenus obligatoires pour les promos de 2017, mais personne ne l’a anticipé si bien que les 2e et 3e année ont été sollicités. Ils ont donc décidé de faire deux promos en gynéco/ped avec des stages couplés gynéco/ped pour combler les manques de terrain… On a aussi connu des retards sur toutes les listes de stage. On ne les a connus que 40 heures avant le premier choix… Ce n’est pas tout, parce qu’il y avait une erreur, nous avons passé tout notre mardi après-midi à vérifier tous les postes un à un ! »
 

Mauvais accueil dans les services

Quentin craint par ailleurs que l’accueil dans les services ne soit désastreux : « Les chefs de service ont le couteau sous la gorge, on les a mis face au fait accompli. Les médecins accueillent les internes sans être au courant de leur maquette, donc ça ne se passe pas forcément bien… » À Saint-Etienne, les problèmes ont été similaires à ceux rencontrés à Lyon. « À Saint-Étienne, les choix faits en COP ont été modifiés par l’ARS sans aucune concertation. La liste des choix de stages n’était pas prête. Les choix qui auraient dû durer trois heures ont duré six heures. Ces changements ont entraîné des problèmes en ce qui concerne des aspects financiers ou de transport pour les internes », ajoute Grégory Maigre, président du Fara-IMG. Bref, le bordel organisé en matière de procédure de choix est généralisé à l’échelle de la nation !!

Portrait de Jean-Bernard Gervais

Vous aimerez aussi

Le sentiment de solitude de l'interne
Un décret paru il y a quelques jours autorise les chefs de clinique en médecine générale à poursuivre leur clinicat au-delà de quatre ans. Les...
Besoin ou réalité ?

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.