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Le vaccin utilisé, Ixchiq, du laboratoire Valneva, est le premier contre le chikungunya à avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe.
Les personnes ciblées par la campagne, lancée il y a dix jours, sont les 65 ans et plus n'ayant pas déjà été infectés par le virus, à condition qu'ils présentent des comorbidités à risque de développer une forme grave et/ou chronique de la maladie.
Or, « comme tout médicament, le vaccin Ixchiq peut entraîner des effets indésirables, qui ne se manifestent pas systématiquement chez toutes les personnes », note l'agence du médicament, qui demande la remise aux vaccinés d'une fiche d'information préparée par ses équipes.
Malaise ou réaction allergique dans de rares cas
Les plus fréquents, qui peuvent affecter une personne sur 10, sont des effets non graves disparaissant en quelques jours : maux de tête, nausées, sensation de malaise, fatigue, douleurs musculaires, douleurs articulaires, fièvre, détaille-t-elle. « Ces symptômes peuvent ressembler à ceux d’une infection au chikungunya », précise l'ANSM.
Dans de rares cas, comme pour d'autres vaccins, le patient peut subir un malaise ou une réaction allergique grave, d'où la nécessité de maintenir une surveillance dans le quart d'heure suivant l'injection.
Si un signal de sécurité était validé concernant un risque d'effet indésirable, des mesures adaptées seraient mises en place, en lien avec l’Agence européenne des médicaments, pour prévenir ou réduire la probabilité de survenue du risque chez les personnes vaccinées, assure l'ANSM.
Si une personne vaccinée ressent des effets indésirables graves et/ou inattendus, comme des symptômes allergiques graves (difficultés à respirer, boutons ou plaques rouges sur la peau, gonflement des lèvres, du visage, de la gorge, etc.), elle doit contacter immédiatement un médecin ou les signaler à un pharmacien, a rappelé l'ANSM.
Ces effets doivent aussi être déclarés au centre régional de pharmacovigilance.
Avec AFP
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