3D Virtual Operating Room

le serious game en équipe

A côté de la simulation sur mannequins, se développent de nombreux serious games. Les serious games ? En résumé, la simulation à portée de clic. A Toulouse se développe un projet de simulation 3D : le 3D Virtual Operating Room. Le Dr Vincent Lubrano, neurochirurgien au CHU de Toulouse est à l'origine du projet.

Commençons par le commencement : la naissance du projet. "Il est né d'une rencontre entre deux médecins" : Vincent Minville, chirurgien, et lui-même. Après avoir découvert que des gens de la faculté d'Albi développaient des serious games, ils décident de monter leur projet.

Alors c'est vrai, des serious games, il y en a des tas maintenant. Quelle est donc la particularité du projet des deux Dr Vincent ? D'abord, ce sera une plateforme de simulation pour le personnel du bloc op, multijoueur et multilingue. Le Dr Lubrano le définit comme "particulièrement pédagogique". En effet, "intégrer une interface machine permet de capitaliser les connaissances d'experts pour élaborer des scénarios". De plus, le serious game est pluridisciplinaire, destiné aux internes comme aux médecins pour leur formation continue : "il s'adresse à tous les gens qui travaillent et gravitent autour du bloc opératoire".

La deuxième particularité mise en avant par Vincent Lubrano, est la technologie : l'intelligence artificielle permettra au joueur de se tester seul, ou en équipe incomplète :  le logiciel jouera le rôle des absents, "une très grande avancée technique". Le jeu évoluera aussi en fonction des parties précédentes, et bien sûr, comme dans toute simulation, le debriefing est intégré.

En pratique, ce sera pour quelle utilisation ? "Il y a deux possibilités", nous dit le Dr Lubrano, "soit en salle de formation avec les gens sur différents postes, ou en navigation sur le web". Un formateur est alors présent, il n'intervient pas dans le scénario, car celui-ci "s'adapte via l'intelligence artificielle", mais il est là "pour observer et recueillir les infos qui vont servir au debriefing". L'avantage de ce type de simulation ? "Le coût est moindre, car le niveau de formation du formateur est moins élevé que pour une simulation sur mannequin : une partie des connaissances est déjà intégrée dans la machine".

Néanmoins, ce serious game intervient en complément d'autres méthodes de simulation. "Dans ce jeu, on insiste sur les aspects non techniques : la communication, le travail d'équipe, la prise de décision, etc." En effet, le coeur du développement de ce projet a été "le risque opératoire. Un gros problème dans le bloc est la difficulté de communication au sein des équipes. Nous souhaitions insister sur ces points-là : il est important de savoir se dire les choses, de savoir adapter son comportement". C'est pourquoi le débriefing est prévu individuellement comme collectivement. Le travail de groupe est aussi évalué. Et ce serious game est donc un "complément de simulateur d'un tâche particulière", selon Vincent Lubrano.

Ce type de serious game est le premier en France. Il aura fallu trois ans pour développer le premier prototype. Le produit industriel devrait être disponible dans moins d'un an.

Source: 

Cécile Lienhard

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