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À l’origine de l’affaire, un message publié en ligne à la suite d’une consultation en juillet 2025 chez un praticien du pays de Fouesnant (Finistère). Le jeune homme y dénonçait notamment un retard de consultation et une restitution de résultats médicaux qu’il jugeait insatisfaisantes.
Dans cet avis, il écrivait notamment : « On devient médecin pour aider et écouter les patients, sûrement pas pour penser uniquement à la thune et à remplir son compte bancaire. Amen ».
Le médecin, estimant ces propos diffamatoires, avait saisi la justice, réclamant un euro symbolique de dommages et intérêts. Son avocat, Me Yann Le Roux, avait plaidé la nécessité de fixer des limites à la liberté d’expression en ligne, décrivant les avis Google comme « une épée de Damoclès au-dessus de la tête des professionnels ».
Une critique jugée légitime
La défense, assurée par Me Marc Buisine, avait au contraire soutenu qu’il s’agissait d’un retour d’expérience personnel, dans un espace destiné aux avis publics. « C’est une publication ouverte aux avis et c’est ce dont a profité mon client », avait-il argumenté, soulignant que la présence sur Google relevait d’un choix des professionnels.
Le patient avait également exprimé des regrets à l’audience, déclarant : « Je voudrais m’excuser auprès du médecin […] Peut-être qu’à l’avenir, je réfléchirai plus avant de publier mes avis ».
Dans son délibéré rendu le 2 avril, le tribunal a estimé que « les propos incriminés ne sont pas diffamatoires au sens de la loi de 1881 », prononçant la relaxe du prévenu.
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