Médecins Padhue : 2 fois moins d'admis aux EVC cette année, la réforme pose question

Article Article

La réforme des épreuves de vérification des connaissances (EVC), passage obligé pour les médecins à diplôme hors Union européenne (Padhue), se traduit cette année par une chute importante du nombre d’admis, suscitant critiques et incompréhension chez les concernés.

Médecins Padhue : 2 fois moins d'admis aux EVC cette année, la réforme pose question

© Midjourney x What's up Doc

 

Selon un décompte réalisé à partir des résultats publiés par le Centre national de gestion (CNG), 1 863 candidats ont été admis cette année, dont 1 721 médecins, sur l’ensemble des listes officielles.

Un recul marqué par rapport à la session précédente, où 3 235 candidats avaient été admis sur liste principale, et 638 en liste complémentaire, soit un total de 3 873 lauréats. 

À périmètre comparable, la baisse dépasse ainsi 40%, et atteint plus de 50% en tenant compte de la disparition de la liste complémentaire cette année. 

Deux voies mais des résultats très contrastés

Portée par l’ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, la réforme des EVC de mai 2025 visait à augmenter potentiellement le nombre de patriciens à diplômes étrangers dans les hôpitaux.  

Le nouveau dispositif distingue désormais deux voies : une voie interne, réservée aux praticiens déjà en exercice encadré en France, avec un QCM simplifié ; et une voie externe, accessible aux autres candidats, reposant sur deux épreuves écrites. 

Mais malgré 4 400 postes ouverts, soit une hausse de 10% sur un an, le nombre de lauréats s’effondre.

Dans les faits, les résultats sont très déséquilibrés : 1 425 admis sur 1 935 candidats en voie interne, contre 438 admis sur 4 040 candidats en voie externe. À cela s’ajoute l’absence de liste complémentaire, qui réduit mécaniquement le nombre total de lauréats.

« Incompréhensible » pour les défenseurs des Padhue

Pour Me Léonard Balme Leygues, avocat spécialisé, la situation est difficilement justifiable : « Avec un nombre de 4 400 postes ouverts (soit 10% de plus que l’an dernier), il y a 50% d’admis de moins cette année. Incompréhensible, tant le pays manque de personnels soignants », déplore-t-il sur le réseau social LinkedIn. 

Selon lui, la chute ne s’explique pas uniquement par « le niveau » des candidats, mais par des facteurs administratifs. « l'administration s'est organisée pour limiter le nombre d'inscrits (...) L’octroi au compte-gouttes des autorisations d’exercice provisoire n’a pas permis à tous ceux qui pouvaient y prétendre d’obtenir une inscription en voie interne », souligne-t-il. 

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/4-000-padhue-supplementaires-encadrer-les-doyens-ont-peur-detre-surcharges

Il pointe également les limites de la voie externe, absente dans certaines spécialités, empêchant de nombreux candidats de se présenter.

Aucun commentaire

Les gros dossiers

+ De gros dossiers