Tiers payant généralisé : les syndicats l’enterrent

CSMF, MG France...

Le Premier Ministre Edouard Philippe s'est dit « peu fan » du tiers payant généralisé : ça tombe bien… les médecins libéraux non plus. Les syndicats célèbrent le quasi-enterrement de la mesure.

Le Premier Ministre Edouard Philippe l’a indiqué au Parisien la semaine dernière, il n’est pas fan du tiers payant généralisé (TPG) : « Au moment de cette réforme, j’étais dubitatif ». Selon lui, « elle va dans le sens d’une forme de dématérialisation de ce que représente le coût de la santé ». Attaché à la simplicité du dispositif, le chef du Gouvernement propose désormais une évaluation.

Il n’en fallait pas moins aux libéraux pour sonner le glas de la mesure. Pour Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF (1), c’est le caractère obligatoire qui doit disparaître : « il faut que les médecins qui veulent faire du TPG puissent en faire ». Pour les autres, la position de ses troupes tient en un seul mot : boycott !

De son côté, MG France considère qu'il n'y a plus de sujet TPG. Contacté par What's up Doc, son président, Claude Leicher confie : « Cet épisode est derrière nous pour deux raisons. Le Conseil constitutionnel a censuré le tiers payant obligatoire pour la part complémentaires d'une consultation. Et dans la loi, il n'y a aucune sanction pour les médecins qui ne le pratiquent pas ». Bref, pour Claude Leicher, le mot d'ordre de ses troupes tient en deux mots : zéro inquiétude !

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Tiers payant : l’idée d’une sénatrice communiste

La sénatrice communiste du Val-de-Marne, Laurence Cohen, souhaite que l’État prenne en charge les frais de gestion du TPG pour les centres de santé et pour les libéraux qui exercent en tarifs opposables. Le Syndicat des Médecin Libéraux (SML) estime qu'« enfin nos élus se rendent compte de l’impact financier du tiers payant, même lorsqu’il n’est pas obligatoire, sur les trésoreries des médecins ». « Si l’idée de la sénatrice va dans le bon sens », le SML souhaite qu'on l'étende à tous les secteurs conventionnés, 1 et 2.

(1) Confédération des Syndicats Médicaux Français. 

Source: 

Bruno Martrette-Gomez

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