Speed dating entre libéraux et startups e-santé

L’URPS ^Ile-de-France joue les entremetteuses

L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) francilienne organisait mercredi soir son premier « Lab’URPS » : une soirée où startups e-santé et médecins libéraux se rencontrent pour échanger… et plus si affinités.

« Parfois, on a l’impression que les médecins subissent les innovations numériques plutôt que d’y participer. » Ce triste constat est dressé par le Dr Luc Réfabert, pédiatre et coordonnateur de la commission « pratiques libérales et nouvelles technologies » de l’URPS Médecins Île-de-France. Pour faire jaillir l’amour entre startups et praticiens de ville, l’assemblée régionale des libéraux a donc décidé de se faire entremetteuse et d’organiser des rencontres : ce sont les Lab’URPS, dont la première édition avait lieu mercredi soir à Paris.

« L’idée, c’est de créer du lien », explique Luc Réfabert, l’une des chevilles ouvrières du projet. Trois startups ont donc été invitées à déclarer leur flamme aux médecins : le réseau de partage d’images de cas cliniques MedPics, la messagerie Lifen d’Honestica, et enfin Kligo, une solution de transfert des mesures d’examen vers le logiciel métier de l’utilisateur, développée par Medeo.

Coup d’un soir ou relation durable ?

Mais pour que cette rencontre soit plus qu’un coup d’un soir, il fallait que les échanges aillent dans les deux directions. « Il s’agissait également de permettre aux praticiens d’expliquer quels sont leurs besoins, comment ils travaillent », indique Luc Réfabert. « Le regard des libéraux sur ces solutions est particulièrement riche, et souvent insoupçonné par les développeurs. »

Les participants semblent avoir d’ailleurs apprécié ces préliminaires à double sens. « J’ai pu rencontrer les gens qui portent les projets, cela rend la chose plus humaine », témoigne Arnaud, jeune généraliste parisien qui a assisté à la soirée. « Rencontrer les gens en vrai, les cela favorise l’adhésion. Et je suis heureux d’avoir pu faire des retours à certaines de ces startups en tant qu’utilisateur. »

Alors, conquis par les projets présentés ? Arnaud préfère réserver sa réponse. « Ce qui importe, c’est d’être au courant de ce qui se passe, quitte à faire le tri », indique-t-il. « Il ne faut pas faire obstruction juste parce qu’on ne connaît pas, ou suivre bêtement sans comprendre. » Avis à ceux qui, comme lui, préfèrent savoir où ils mettent les pieds avant de s’engager : les prochains Lab’URPS auront lieu le 28 septembre et le 30 novembre au siège parisien de l’URPS, avec, à chaque fois, trois nouvelles startups. Autant d’occasions de trouver l’amour… ou pas.

Source: 

Adrien Renaud

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